lundi 16 juin 2014

Abysses


Face à l'imprévisible,
A peine un tremblement,
Une simple friction,
Et pourtant déjà l'irréparable,
La capitaine assiste incrédule,
Au naufrage de ce navire,
Qu'il pensait insubmersible.
Photo PSganarel
Les doutes qui envahissent tout,
Comme l'onde glacée noie à jamais,
Ces messages qui resteront sans réponses,
Pour se perdre dans les profondeurs abyssales.
Il regarde au dessus de lui,
La lumière du soleil de ses amours,
Se perdre dans l’immensité océane.
A la recherche de l'oubli.
Photo PSganarel
Mais quand dans la peine,
Il finit par toucher le fond,
Quand les barreaux reprennent leur place,
Quand à nouveau le silence enferme,
Comme les marées rythment le quotidien,
Panser les plaies,
Reprendre pied,
Couper les amarres,
Et prendre un nouveau cap,
Pour ne pas rester en cale.
Photo PSganarel
Avec espoir,
Retrouver sa voix,
Chercher sa voie,
Espérer une rencontre,
Une âme trop solitaire,
Un être en demande,
Un cœur à prendre.
Et de loup solitaire,
Devenir le compagnon,
Le capitaine de route,
Le point sémaphore,
Pour se trouver un port.
Photo PSganarel
Alors ensembles,
Ils graviront les marches,
Qui les mènent du quai de gare,
 Au sommet de la torche érectile,
Étourdis par cette lente ascension,
Qui les ramène vers le firmament.
Dans leurs plaisirs à l'unisson,
Des corps en pâmoison,
Dans ses yeux il veut lire, 
Cette étincelle de bonheur,
Cette flamme qui la transporte,
Et entendre à son oreille,
Comme dans un dernier souffle,
Les premiers mots de son abandon,...
Photo PSganarel
"Ô Capitaine ... Mon Capitaine!"

jeudi 5 juin 2014

Audace



Tourner autour de lui,
Dans ses yeux, un regard complice,
Un baiser dans son cou,
Une langue vorace au creux de son oreille,
Une bouche à dévorer,
Le cliquetis des menottes autour de ses poignets,
Sur ses lèvres, un sourire étonné.
Une cravate à délacer,
Des boutons d'une chemise à l’arraché,
Rejetée derrière les épaules,
Livrant ce torse mâle,
Au parcours de votre langue,
Votre bouche sur un téton à mordiller,
Votre bassin au corps à corps,
Pour savourer le sursaut,
De vos ongles carnassiers
Zébrant la peau tendre.
Sous la caresse audacieuse.
Le sexe qui se tend derrière le tissu,
Libérer la ceinture,
Le zip qui crisse,
Le dernier bouton qui saute,
Et vos mains qui accompagnent la descente,
Laissant à l’étroit derrière le coton du slip,
Ce colosse dressé appelant aux appétits,
Chaud et vibrant,
Que vous branlez à l’aveugle sous le tissus,
Avant de faire sauter à l’arracher la derrière barrière.
Pour recueillir sur tes lèvres un gland étincelant.
 
Basculée par-dessus l’accoudoir,
La proie est livrée à vos tendres tourments,
La main suit le sexe de sa base au frein,
Le portant au creux de la paume,
Avant de se refermer sur lui,
Les doigts jouent avec les bourses,
Une bouche qui aspire un abricot,
Une langue serpentine remonte le périnée.
Accompagnant  le lent va et vient de ta main,
L’indécente pénétration dans le petit œillet,
Suscite ses premiers gémissements,
 L’huile que vos mains étalent sur la peau,
Donne aux mâles attributs, offrande sacrée,
La douceur et la brillance d’une œuvre d'art.
Un doigt lubrifié s’enfonce sans difficulté,
Fourrageant son cul avec application,
Relâche en avant-garde, les résistances intimes,
Avant  d’introduire un petit Lelo tressautant,
Tendre allier enfoncé jusqu’à la garde,
Qui diffuse ses ondes pénétrantes,
Jusqu'aux sources du plaisir prostatique.
 
Le nœud coulant enserrant les couilles,
Font de sa cravate les rennes d'une monture,
Que vous enfourchez pour doucement vous glisser,
Le long de ce sexe turgescent,
Que vous avalez d'un trait,
Avant de partir au petit trot,
Cavalière savourant les vibrations d'un sexe,
Qui laboure votre tendre fourreau,
De ses délicieuses irrégularités.
Pendant que sous le rythme de votre baise,
Une double emprise remplit de vibrations entêtantes,
Les tréfonds de votre monture.
Alors tendre bourreau,
Quand dans un ultime déchirement,
Votre victime abdique,
Déchargeant sa jouissance au fond de votre chatte,
Vous laissez l’onde de plaisir vous posséder,
Mélant l’eau de votre fontaine,
Au foutre chaud qui suinte entre vos cuisses
Comme le signe de votre pouvoir,
Amazone, reine d’un soir,
Plantée comme un étendard,
Au sommet de cette malitude,
Qui fait de vous, sa tendre…
… Domina !