jeudi 5 juin 2014

Audace



Tourner autour de lui,
Dans ses yeux, un regard complice,
Un baiser dans son cou,
Une langue vorace au creux de son oreille,
Une bouche à dévorer,
Le cliquetis des menottes autour de ses poignets,
Sur ses lèvres, un sourire étonné.
Une cravate à délacer,
Des boutons d'une chemise à l’arraché,
Rejetée derrière les épaules,
Livrant ce torse mâle,
Au parcours de votre langue,
Votre bouche sur un téton à mordiller,
Votre bassin au corps à corps,
Pour savourer le sursaut,
De vos ongles carnassiers
Zébrant la peau tendre.
Sous la caresse audacieuse.
Le sexe qui se tend derrière le tissu,
Libérer la ceinture,
Le zip qui crisse,
Le dernier bouton qui saute,
Et vos mains qui accompagnent la descente,
Laissant à l’étroit derrière le coton du slip,
Ce colosse dressé appelant aux appétits,
Chaud et vibrant,
Que vous branlez à l’aveugle sous le tissus,
Avant de faire sauter à l’arracher la derrière barrière.
Pour recueillir sur tes lèvres un gland étincelant.
 
Basculée par-dessus l’accoudoir,
La proie est livrée à vos tendres tourments,
La main suit le sexe de sa base au frein,
Le portant au creux de la paume,
Avant de se refermer sur lui,
Les doigts jouent avec les bourses,
Une bouche qui aspire un abricot,
Une langue serpentine remonte le périnée.
Accompagnant  le lent va et vient de ta main,
L’indécente pénétration dans le petit œillet,
Suscite ses premiers gémissements,
 L’huile que vos mains étalent sur la peau,
Donne aux mâles attributs, offrande sacrée,
La douceur et la brillance d’une œuvre d'art.
Un doigt lubrifié s’enfonce sans difficulté,
Fourrageant son cul avec application,
Relâche en avant-garde, les résistances intimes,
Avant  d’introduire un petit Lelo tressautant,
Tendre allier enfoncé jusqu’à la garde,
Qui diffuse ses ondes pénétrantes,
Jusqu'aux sources du plaisir prostatique.
 
Le nœud coulant enserrant les couilles,
Font de sa cravate les rennes d'une monture,
Que vous enfourchez pour doucement vous glisser,
Le long de ce sexe turgescent,
Que vous avalez d'un trait,
Avant de partir au petit trot,
Cavalière savourant les vibrations d'un sexe,
Qui laboure votre tendre fourreau,
De ses délicieuses irrégularités.
Pendant que sous le rythme de votre baise,
Une double emprise remplit de vibrations entêtantes,
Les tréfonds de votre monture.
Alors tendre bourreau,
Quand dans un ultime déchirement,
Votre victime abdique,
Déchargeant sa jouissance au fond de votre chatte,
Vous laissez l’onde de plaisir vous posséder,
Mélant l’eau de votre fontaine,
Au foutre chaud qui suinte entre vos cuisses
Comme le signe de votre pouvoir,
Amazone, reine d’un soir,
Plantée comme un étendard,
Au sommet de cette malitude,
Qui fait de vous, sa tendre…
… Domina !




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