mardi 5 juillet 2016

Au donjon

Photo Pierre Sganarel
Dans les derniers frimas du printemps,
Sur le chemin de la rédemption,
Encore fumant des  pensées de la nuit,
Tu chemines le regard malicieux,
Au devant de ton maître.
Dans  cette tenue de pénitente,
Qui cache ta nudité.

Au donjon de St Maurice,
Dans le long et frêle colimaçon,
Qui t’emportait vers le sommet de la tour,
Tu offres ta croupe à ton bourreau,
Qui te forces à l’arrêt,
Le temps de savourer du bout de ses doigts,
La moiteur à peine retenue de ton intimité.
Photo Pierre Sganarel

Dans la salle du trône,
La chienne que tu es,
Est mise à nue sans ménagement.
Et attachée au chevalet,
Comme il sied à une vilaine.
Derrière toi, le maître de séant,
Savoure la vue de ta croupe offerte.

A sa demande d’allégeance,
Tu feins de revendiquer ta liberté,
Implorant la mansuétude,
De cette main qui caresse,
L’indécente cambrure de ta croupe,
Comme elle sait se faire incendie,
Sur ta fesse rebondie.

Photo Pierre Sganarel

Exposée aux vents malins.,
Face à la fenêtre aux volets élargis
Ton regard ce perd vers l'horizon lointain,
Où sur les berges humides coule ton émoi
Ta peau frémis au son du cuir qui claque.
Et arrache un cri alors qu'il s'enlace,
Amoureux de ta peau.

"Dressez moi maître s’il le faut."
De ces cordes qui te contraignent,
Et marquent ta peau de leur empreinte,
Sous l'indécente caresse des lanières,
Douces ou incisives,
Ta peau s'embrase,
Au pas cadencé de tes gémissements suppliciés.
Photo Pierre Sganarel
Pour éteindre le feu qui t'embrasse
Rompue par l'implacable sentence,
Il t'impose la morsure de la neige
A même la peau, 
Elle te saisit dans un frisson,
Et court sur ta peau,
Laissant son empreinte baveuse et obscène,
Comme une caresse apaisante.
Tu jutes de plus belle,
Et appelle à l'estocade.
Dans sa grande mansuétude,
Il libère sa virilité,
Et vient la caresser à ta croupe.
Tu gouttes cette balade entre tes lèvres,
Espérant qu'elle s'arrête enfin,
Pour ce faire plus pénétrante.
"Ô seigneur, 
Je vous offre ma chatte,
Je vous offre mon cul.
Mais de grâce,
Baisez moi!"

La supplique entendue,
Le glaive turgescent se plante d'un trait.
Tu reçois par des gémissements appuyés,
Les puissants coups de boutoir,
Qui défoncent ton con sans ménagement,
Et emportent tes dernières défenses,
Quand ce rais de lumière irradie ton écrin 
Et arrache à ta gorge,
Le râle de ta jouissance,
Quand entre tes cuisses,
Gicle le foutre seigneurial.
Photo Pierre Sganarel
Avant que la plèbe n'envahisse la place forte,
Alertée par les cris de ce coït perpétré,
Au sommet de ce belvédère,
Il scelle ton cul de son sceau,
Lui qui aime tant ce pouvoir,
De tenir ta croupe en laisse,
Tenant ainsi enchaînée,
Celle qui, jour après jour,
Aspire à plus de complicité,
Et se veut être ...

Sa chienne !












6 commentaires:

  1. Etre prise dans ce donjon comme pénitence doit être un régal .. Son cul offert caressé par le soleil avec les coups de butoir sont un délice

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  2. fleur-ange désir6 juillet 2016 à 08:23

    Superbe moment si magnifiquement raconté...

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  3. Je souhaiterais bien être l'apprenti "seigneuriale" et pouvoir à la fin déverser moi aussi, mon audace sur ce cul, quand vous voulez Sganarel !

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    1. Mon ouvrage est solitaire, jeune padawan

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