jeudi 12 janvier 2023

Plaisir solitaire


Je te pense !
La vision de nos corps enlacés,
Ta voix à mon oreille qui souffle tes pensées érotiques,
Tes mots crus qui m’appellent à l’indécence,
Cette photographie qui m’inspire ce nous demain,
Imaginer cette audace de toi tant espérée, 
Désir impérieux d’abandon au plaisir,
Esclave de mon désir.

Viens !
Cette main sur ma jambe,
Qui remonte vers mon sexe,
La tienne qui m’allume, 
La mienne que je voudrais inconnue,
Ceinture qu’on desserre,
Bouton qui saute,
Braguette qui s’ouvre,
Doigts qui dégagent,
Fraicheur de l’air qui saisit,
Sexe libéré de ces entraves.

Allume-moi !
Caresse en longueur,
Légère comme une plume,
Cherchant la sensibilité du gland,
Paume qui enveloppe avec tendresse,
Doigts qui se referment sur la verge,
Et décalottent en douceur,
Massage du frein comme ta langue serpentine,
Bave qu’on laisse filer pour faire glisser.

Montre-moi !
Te penser tendre servante,
Une main qui branle,
Mouvement lent et entêtant,
L’autre qui caresse mes couilles,
Queue qui se raidit,
Le corps s’ouvre autant qu’il peut s’offrir,
Et s’abandonne pour mieux s’écouter,
Ressentir les contraintes externes,
Ce pantalon qui entrave les chevilles,
Cet accoudoir qui presse mon entrejambe,
Espérer ces cordes qui immobilisent,
Ce cordon autour de mon sexe,
Qui étrangle autant qu’il m’attire.

Prends-moi !
T’espérer dominatrice,
Cette main ferme enserrant ma queue,
Limant avec application,
Mouvement toujours plus amples,
Doigts allant buter sur mes couilles,
Rythme syncopé à la recherche de mes soupirs,
T’insulter tendre salope,
A attiser les feux de mon désir,
Mes yeux plongeant sur ton corps indécent,
Rythme cadencé pour souffler sur mes braises,
Gémir pour répondre,
Retenir pour retarder l’issue fatale.
Relâcher pour voir ma queue abandonnée,
Palpiter seule son impatience.

Salope ! 
Bourreau de mon plaisir.
Reprend ta basse besogne,
Ta main enveloppante qui se referme,
Et plonge vers la base dans un mouvement entier
Comme tu prendrais ta chienne d’un coup de queue,
Me branler fermement comme tu la défoncerais,
Mouvements du bassin pour chercher ton corps,
Machine implacable à tendre le plaisir,
Et faire monter la pression.

Finis-moi !
Au rythme d’un galop,
Le cœur qui s’emballe,
Quand le souffle se fait court,
Sentir mes couilles se raidir,
De ce magma en fusion qui monte de mes entrailles,
L’esprit s’obscurcit sous la tension,
Résister jusqu’à l’éruption,
Le serpent crache son foutre,
Lave incandescente qui gicle par salve,
Au son de mes rugissements mâles.

Lèche !
Sur le tissu et sur mes doigts,
La trace luisante et chaude de ma semence
Doux parfum de stupre,
Qui me rappelle la senteur mêlée de nos jouissances,
L’étaler sur ma peau pour la garder sur moi,
La monter à ma bouche pour en partager le gout,
Comme ta langue vient me l’offrir,
Quand tu viens de me sucer.
Reviens-moi vite ma chienne
Et retrouvons nos jouissances…

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