mercredi 12 mars 2014

Cravachée



Légère,
Sur ta peau,
Elle dessine des arabesques,
Suivant les courbes,
De ce corps contraint,
Parcouru de frissons,
Souvent câline,
Elle se fait parfois piquante.

Fine,
Comme l'archet,
Qui se balade sur ta peau,
Elle fait vibrer tes sens,
Allant jusqu'à l’indécence,
Quand entre tes cuisses,
Elle joue la fugue,
Et fourrage sans pudeur,
Les versants déjà humides,
De ta vallée intime.

Patiente,
De la pointe, 
Elle fait ses gammes,
Quand sur ton sein,
Tendre obus, de chanvre enlacé,
Elle agace le téton,
Dur à en devenir douloureux,
Frémissant au moindre soubresaut,
Claquant comme un coup de dents,
Au pis maternel.

Imprévisible,
Comme la foudre,
En sifflant, elle cisaille l’air,
Pour s’abattre sur tes fesses,
Délivrant comme le scalpel,
Sa brûlure intense,
Qu’une source profonde,
Cherche vainement à éteindre,
Dans la vaine opposition,
D'un esprit complice.


Directrice,
Baguette du chef,
A la chorale suppliciée, 
Elle donne le tempo,
Allegro ma non troppo,
Tes cris en écho,
Et dessine sur ta peau,
Les stigmates d'un feu,
Auquel tu ne sais te soustraire
Alors oui, mon cœur…
…Chante !

4 commentaires:

  1. Tant le tempo m'emporte haut....je chante....je chante...

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  2. "et d' la musique en bas des reins, une fille qui tangue et vient mourir"... :)

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