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mardi 10 novembre 2020

A la plage

Sur la plage abandonnée,
Coquillages et crustacés
Petite chienne déconfinée,
Retrouves sa liberté,


Debout sur la dune,
En tenue d’Eve
Le sable soulevé par le vent,
Cingle ta peau
Comme mille lanières de cuir.


A plat ventre 
Le corps s’imprime dans le sable chaud 
Coquillage moulé à tes formes
Comme la main du maître,
Vient te posséder


Crucifiée au sol,
Livrée à ces petits crabes des sables
Qui viennent se promener et te goûter
Comme ses doigts inquisiteurs
Aiment à te pincer.


Sur la plage abandonnée,
Sable, coquillages et crustacés,
N'annoncent que le fin de l'été.
Petite chienne ensablée,
Il est temps de lui appartenir…


...Encore!


lundi 20 janvier 2020

Pyromane

J'aime te savoir au prise avec tes démons.
J'aime être ce pyromane,
Qui enflamme tes pensées,
J'aime être le sourcier,
Qui révèle ta moiteur.
J'aime être ce jouet,
Qui t'habite dans le mouvement.
J'aime être cette main,
Qui prend et t'étreint.

J'aime te pousser vers l'impudeur.
Ne retiens rien ma chienne.
Pas même tes cris,
Jouis sans retenue,...
… C'est pour moi !

mardi 12 novembre 2019

Dévoiler

Ouvre-la!
Lentement,
Dévoile ce que tu caches
Qui ne demande qu'à être pris.

Ouvre-la!
Bouton après bouton
Jusqu'au dernier
Jusqu'à la liberté.

Ouvre-la!
Oui, ouvre-toi!
Ne dissimule plus rien
Et offre-toi!

Ouvre-la!
Car tu es ...

... Mienne!

dimanche 27 octobre 2019

Prendre

Prendre.
Parce que j'en ai envie
Parce que j'ai faim de ce goût de toi
Parce que je veux te dévorer

Sans préavis
Parce que je n'attends plus
Parce que c'est vital
Parce que tu es mienne

Sans réserve,
Parce que je veux tout,
Parce que la pudeur est pour les autres
Parce que j'aime que tu t'abandonnes
Oui, te prendre...
....Encore!

vendredi 26 juillet 2019

Respirer



Tout conte toi dans ce petit matin,
A respirer ta peau,
A inspirer ton souffle doux,
Au tendre parfum de désir,,
Apaisé d’avoir trouvé son port,
En laisse au creux de ma main.

Savoir l’émotion t’envahir,
A chaque mouvement de mes doigts,
Entendre ces vagues de bien-être,
Qui remontent du plus profond de toi,
Soupirs que tu ne sais pas retenir,
Souffle vital empli de tes émois.
Te respirer à s’en enivrer,
Pour se préparer à une longue apnée,
Et garder ces moments de nous,
Au plus profond de moi,
Quand ton souffle  se fait court,
S'anime au rythme syncopé,
De mes assauts insatiables.

Au plus fort de nos ébats,
Savourer ces cris libérés,
De ta gorge étranglée,
Victoire sur l’amertume de nos vies,
Respirer ton sexe trempé de nos ébats
Parfum de jouissance,
Souffle de nous retrouvé,
Oui, te respirer...
... Encore !

lundi 15 avril 2019

La gifle



Tu ne l’attendais pas.
Ils t'ont surpris.
Tu n'as pas vraiment mal,
Mais ta main veut passer,
Là où ils se sont abattus,
Et si ta joue en rougit,
Ce n’est pas tant l’empreinte de ces doigts,
Que ce sentiment d’humiliation,
Qu’il faut y lire.
Dans ton regard interrogatif,
Peut-être embué de larmes,
Point de révolte,
Mais le reflet d’un esprit en tumulte,
De ces pensées qui tourbillonnent,
Comme dans une bulle à neige,
Tout juste renversée.
  
Auras-tu franchi une limite ?
Ne l’oublie jamais,
Il n’y a pas d’âge pour les leçons,
Rappelle-toi où sont tes devoirs.
Ces règles partagées une à une,
Qui constituent le cadre de ta soumission,
Et reprend toi sans objecter.

Aura-t-il voulu jouer de son pouvoir ?
Parce que cette épreuve,
Humiliante pour toi qui a vécu,
Fait partie de ton dressage,
Refrène le sentiment de révolte,
Chienne aux devoirs d’obéissance,
Accepte-le comme une marque d’attention.
Aura-t-il voulu te rappeler ton engagement ?
Rappelle-toi où est ta place,
Celle qu’il t’a proposé,
Et que par serment,
Tu as accepté corps et âme.
Reçois-la comme un gage d’affection,
Et remercie le d’être à tes côtés.

Te faut-il tendre l’autre joue ?
Esprit rebelle.
Parce qu’il te plait de le provoquer,
Mais soit en sûr,
Il saura la prendre si c’est sa volonté,
Et elle sera moins clémente.

Donnée sous le coup de la colère ?
Il ne saurait en être question.
Parce que pour ton maître
C’est le contrôle et le respect
Qui légitiment ce pouvoir.
Tu auras la réponse à ces questions,
Et s’il le faut,
Baisse la tête en signe d'acceptation,
Embrasse reconnaissante,
Ces cinq doigts,
Qui ont ce pouvoir de te faire plier.
Et souris maintenant,,
Car au fond de toi,
Cette gifle …
Photo Psganarel
… Tu l’espérais !

lundi 1 janvier 2018

Lisière


Chercher cette frontière,
Remonter à la source,
Faisant fi des convenances,
Relevant les barrières,
Ouvrant le chemin,
Aventurier de ton corps,
Maitre de cette route.

Douceur de soie,
Travail ouvragé d'une dentelière,
Chaleur de ta peau,
Dans ton regard,
Entre protestations et désirs,
Conflit entre le chaud et le froid,
Quand déjà le souffle s’accélère,
Mais la voix commande,
Et la volonté se plie à la consigne,

A pleine main,
La chaleur de l’intime,
La douceur d’un duvet,
La rondeur d’un sommet,
La naissance d’un vallon,
L’appel d’un sillon,
Tendre et profond,
A parcourir depuis sa crête,
Tes yeux se baissent,
Ta bouche qui s’ouvre,
Laisse échapper un soupir.

Ferrée sans ménagement,
Sexe à fermer entre mes doigts,
Possessif à en faire une frontière,
Tes yeux se ferment,
Pour ne laisser échapper aucune goutte,
De ce plaisir qui suinte déjà,
Le Ô de ta bouche exprime,
Douleur ou plaisir,
Frissonnent dans tout ce corps,
Qui bientôt il le sait,
Se laissera…

...Envahir.

dimanche 5 novembre 2017

Préparatifs


Enfilée,
Enlacée,
Agrafée,
Les doigts glissent,
Caresse du désir,
Shibari de satin et de cuir,
Enveloppement de nylon et dentelles,
Sur ta peau diaphane,
Contraste des couleurs,
Rouge et noir,
Emprise sensuelle sur  ton corps,
Qui montre au lieu de cacher,
Plaisir de s’égarer,
Désir.
Lacée,
Attachée,
Enserrée,
Relevée,
Contraindre à exhiber,
Convaincre  l’esprit qui se rebelle,
Cheval  sauvage qu’on selle,
Accompagner du regard,
Encouragée par la voix,
Appeler à l’audace de ne plus être,
Renoncer à celle qu’on croyait être,
Imposer l’image dans ce miroir,
Laisser voir,
Façonnée,
Révélée.
Refermée,
Habillée,
Apprêtée,
Belle ou chienne,
Prendre par la bride,
Faire passer la porte,
Accompagner du regard,
Savourer l’invisible,
Partager le secret,
Indécence à peine voilée,
Flatter la croupe enluminée,
Emmener à son pas,
Imaginer la suite,
Plaisir,

Patiemment,
Faire de sa chienne,
Cet objet de désir exclusif,
Et savourer le moment,
Où déjà vôtre par l’esprit,
Elle ne sera plus que plaisir,
Et volupté des sens,
...Geisha !


dimanche 9 juillet 2017

Lune



Photo PSaganarel
Ce soir, 
Sourire à l'astre de nuit,
Sur ton fauteuil de jardin,
Au milieu de la nuit,
Face au regard inquisiteur,
Que tu devines à peine,
Mais dont la voix impérative.
T'ordonne d'ouvrir ce paréo rouge,
Qui dissimule ton corps.
Savoure sur tes formes enfin révélée,
Par la douce lumière argentée,
La fraîcheur de la brise.

Jambes relevées sur les accoudoirs
Tes doigts qui écartent tes lèvres
Expose au firmament la clarté de ta petite perle,
Juste mouillée par un doigt délicat.
Novice, oseras tu lever les yeux
Affronter le regard noir de celui qui ordonne
Et que tu appelles  de tes pensées.
Quand  la caresse de l’air si légère,
Avive déjà quelques frissons.
Non ce soir, la caresse ne sera pas solitaire,
Mais les doigts que tu lèches avec application
Ne sont pas ceux de cette main mâle.
Si proche et pourtant bien trop lointaine.
C’est à ton indécence femelle qu’il appelle
Quand ta main fourrage sans ménagement
Ton sexe qui jute son plaisir,
Semblent emplir le silence de la nuit,
De chuintements humides,
Et de tes gémissements concupiscents.

Sous le regard voyeur,
Le ventre gronde
Le corps voudrait se libérer,
Mais dans cette intimité exhibée
L’esprit  rebelle est en feu,
Et pourtant dans cette volonté presque schizophrène
Tu ressens  l'impérative devoir,
de ne t’abandonner au plaisir,
Qu' aux ordres de celui,
D'où cette libération doit venir.

Alors quand il te demande d’approcher
Tu obtempères sans discuter..
Debout, mains sur les chevilles
C’est ta lune tournée vers les étoiles
Que tu offres ta croupe juteuse
Aux doigts inquisiteurs du loup..
Qui glissent sur ta raie,
Se barbouillent de ton sirop.
Prenant possession de ton intimité,
Ta chatte, ton cul sont pris en tenaille,
Et s’immiscent et te fourrent en profondeur
Pour mettre le feu en toi

Ton esprit proteste de l’abus
Mais ta voix supplie pour une  parole libératrice
Oui, le corps réclame  sa jouissance
Et y résister maintenant tourne au supplice
Alors quand il te demande de te redresser
Et attrape ta crinière pour te tirer vers lui
C’est au creux de ton oreille
Que raisonnent enfin les mots libérateurs
 « .. Oui. maintenant je le veux ....
... Jouis! »


dimanche 25 juin 2017

Au loup!


Promenons-nous dans les bois,
Là où les chèvres ne sont pas,
Et où les loups peuvent s’exprimer.
Il est temps de perdre,
Là où nul ne viendra la sauver,
La chienne qui s’aventure en confiance,
Les yeux bandés à mes cotés

Promenons-nous dans les bois
Au pied de deux jeunes chênes,
Lier la belle aux poignets et aux pieds
Le corps dénudé sans ménagement
Pour que le souffle indécent,
Qui vient caresser son entre-jambe,
Révèle une tendre moiteur.
Promenons-nous dans les bois,
Ramenant un bouquet de fougère,
Pour l’offrir à la belle,
Une caresse végétale.
Éprouver la sensibilité,
Révéler quelques frissons,
Sur une chair de poule qui se pique,
De n’être qu’effleurée.

Promenons-nous dans les bois,
Tester entre mes mains,
La souplesse d’une branche de bois vert,
Dans un mouvement réflexe,
C’est au coup de baguette,
Sur ses fesses offertes,
Que la belle vient s’empaler
Sur les doigts posés sur sa raie,
Promenons-nous dans les bois
Chantons à tue tète
Que le loup est  là !
Quand en réponse à la morsure des coups,
Qui rougissent la peau,
Les doigts pyromanes,
Enflamment les sens
De feux et d’eau,
La chienne crie ses émois.
Promenons-les bois,
Quand  le loup a faim de chair !
Prendre à pleines mains
Mordiller les seins
Libérer son désir érigé
Et se planter dans la belle,
Suspendue entre ciel et terre,
Dans un corps à corps charnel.

Promenons-nous dans les bois,
Et laissons danser le désir.
Dans une mélopée syncopée,
Où la bête libérée exulte dans un râle animal.
Dans le ventre de la chienne.
Se mêlent alors  les sirops du plaisir,
Qui bavent de ce con béant,
Tant repus d’avoir si bien été défoncé.
Promenons-nous dans les bois,
Et laisse s’exprimer la reconnaissance,
D’un petit animal,
Libéré et encore grogui,
D’avoir ainsi été abusé.
A genoux au pied de ton bourreau,
Embrasse reconnaissante,
Ce  vit encore palpitant,
Et lèche comme une chatte,
Les derniers reliefs d’un banquet païen.

Viens,
Promenons-nous dans les bois,
L’été est là !
...Aussi!





vendredi 2 juin 2017

Rodin


De la pierre ,
Penser une œuvre,
La deviner plus que la voir,
En faire le tour,
Sous toutes les perspectives,
Derrière la forme inerte,
Révéler le pourvoir de la matière brute
Suivre le fil de ses pensées,
Imaginer la veine qui court,
Jusqu’au cœur.
Dégrossir les contours,
Pour en faire une ébauche,
Donner la ligne,
A la force du burin.
Sous la main de l’artisan,
 La pierre révèle les secrets enfouis,
Laisser l’âme se révéler,
Pour en faire une vérité prenante,
Dont le visage est celui de la vérité
Éclairée et enfin admise
Être.
Une œuvre toujours en évolution,
Qui trône telle la louve romaine,
Sur l’établi du sculpteur.
Prenant sa pose,
Offerte au regard,
Au parcours de la main,
Caresse ou rectificative,
Car chaque jour,
Revenir à l’ouvrage.

Façonner avec patience,
Prendre le temps d’observer,
D’imaginer les lignes futures,
De polir le grain,
Pour lui donner cette douceur,
Cet éclat qui  se révèle à la lumière,
De cette beauté intérieure.
Exposée,
Revendiquée,
Offerte au regard amateur,
Avec les yeux pour en savourer les lignes,
Avec les mains pour en révéler la chaleur,
Trouver dans le regard des autres,
La satisfaction d’une œuvre accomplie,
Et faire de chaque démonstration,
Un moment de partage,
Une révélation,
Une vérité.
De ton corps,
De tes plaisirs,
De ton âme,
Je veux être l’artisan.
Révélant jour après jour,
Les facettes de ton âme soumise,
Et faire de toi, 
Inlassable travailleur,
Une œuvre accomplie,
Fière de ne plus qu’être
Entièrement…
Photo Psganarel
…Mienne!