« ..Mort, j'appelle de ta rigueur,
Qui m'as ma maîtresse ravie,
Et n'es pas encore assouvie
Si tu ne me tiens en langueur.. »
Francois Villon « Rondeau »
Le nœud ajusté au plus prêt,
Prévenant toute évasion.
Ce jour, en route pour le gibet,
Au bout de sa corde,
Le condamné suit son bourreau.
Il a été préparé pour la sentence,
Le col dégagé de tout obstacle,
Abondamment lavé et frotté,
La peau ointe et lustrée.
Il sera beau au moment de l’hallali.
Ce jour, quand il monte à l’échafaud,
Il est noble et fier.
Immobilisé nu sur ce banc de bois,
Un bandeau placé sur les yeux,
Il sait le regard de la foule,
Toute attentive à ce spectacle licencieux,
Prête à participer à l’exécution,
Ce jour en place de grève,
Le condamné sait que sa dernière heure est proche.
Tout à son ouvrage,
Le bourreau perfide
Susurre à l’oreille des mots coquins
Il est à sa merci
Le garrot serre, le sang presse
Il réclame une contrition,
Attend un renoncement,
Mais ce jour, sur l’échafaud,
Le condamné appelle la sentence.
Car ce jour,
Dans ce salon libertin,
Après avoir été mis au supplice,
Exposé nu aux yeux de tous,
Et préparé par vos caresses expertes,
A une belle agonie,
Vous, mon tendre bourreau,
Vous vous tenez postée au dessus de moi,
La jupe relevée sur les fesses,
La chatte trempée de désir,
N’attendant qu’un mot pour vous empaler
Sur mon sexe lustré et turgescent,
Étranglé à sa base par ce lacet,
Que vous tenez serré dans votre main.
Votre supplicié réclame votre fourreau.
Avant que d’exploser.
« Allez ! Finis-moi, Salope ! »





