« ..Mort, j'appelle de ta rigueur,
Qui m'as ma maîtresse ravie,
Et n'es pas encore assouvie
Si tu ne me tiens en langueur.. »
Francois Villon « Rondeau »
Le nœud ajusté au plus prêt,
Prévenant toute évasion.
Ce jour, en route pour le gibet,
Au bout de sa corde,
Le condamné suit son bourreau.
Il a été préparé pour la sentence,
Le col dégagé de tout obstacle,
Abondamment lavé et frotté,
La peau ointe et lustrée.
Il sera beau au moment de l’hallali.
Ce jour, quand il monte à l’échafaud,
Il est noble et fier.
Immobilisé nu sur ce banc de bois,
Un bandeau placé sur les yeux,
Il sait le regard de la foule,
Toute attentive à ce spectacle licencieux,
Prête à participer à l’exécution,
Ce jour en place de grève,
Le condamné sait que sa dernière heure est proche.
Tout à son ouvrage,
Le bourreau perfide
Susurre à l’oreille des mots coquins
Il est à sa merci
Le garrot serre, le sang presse
Il réclame une contrition,
Attend un renoncement,
Mais ce jour, sur l’échafaud,
Le condamné appelle la sentence.
Car ce jour,
Dans ce salon libertin,
Après avoir été mis au supplice,
Exposé nu aux yeux de tous,
Et préparé par vos caresses expertes,
A une belle agonie,
Vous, mon tendre bourreau,
Vous vous tenez postée au dessus de moi,
La jupe relevée sur les fesses,
La chatte trempée de désir,
N’attendant qu’un mot pour vous empaler
Sur mon sexe lustré et turgescent,
Étranglé à sa base par ce lacet,
Que vous tenez serré dans votre main.
Votre supplicié réclame votre fourreau.
Avant que d’exploser.
« Allez ! Finis-moi, Salope ! »
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RépondreSupprimerLa reine de ma cour des miracles saura -t-elle résister à ses propres tourments? La diablesse pourrait bien succomber elle aussi!...
SupprimerViens-là que je t'acheve,
RépondreSupprimerMais à petit feu!
Ta catinou.
Je vois qu'au gibet, on me préfére le bûcher! Allez la gueuse, trousse ton jupon et laisse moi te pourfendre!...
SupprimerSous le gibet, tout bien bandé,
RépondreSupprimerTa fleur du pendu me ferait pleurer deux fois quand elle sera fanée.
Mais du bûcher je t'en délivrerai
par les fumées aveuglée la foule n' aurait rien vu
Et pour une fois en vrai j'aurais eu chaud au cul, le feu comme qu'y dirait!
Et ça m'aura bien plu.
Et du bûcher à ton calice de braises léché, il n'y a que douce et folle sorcellerie...
SupprimerJe veux bien être damné! -)
Troublée par vos écrits, je suis...enveloppée par votre talent, je jouis
RépondreSupprimerServiteur!
SupprimerMerci d'être passée.
Dans l'attente, gourmande, de vos prochaines caresses...littéraires
SupprimerJe rebondis sur les derniers mots : finis moi salope ! Je discutais l'autre jour du côté très schizophrenique du sexe : être bien "propre" sur soi, l'amour, la chérie, le coeur, le nounours, le lapin ou je ne sais quelle autre diminutif autorisé...pour finir par être à la nuit tombée la fameuse "salope" qui doit s'assumer !!! Schizophrenique, c'est le mot :)
RépondreSupprimer@Flo:
SupprimerMerci de repasser par ici.
Ne sommes nous pas tous, et pas que pour le sexe, des Dr Jekils et Mr Hide?
Les poemes et encore plus les photos m'incitent à sortir me laisser séduire et entrainer pour appaiser mon excitation
RépondreSupprimerAlors, je vous souhaite l’apaisement le plus délicieux qui soit
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