« Lèche-la! »
Tête tendue vers la cible,
Elle tire la langue vers le fruit,
Et remonte sur toute sa longueur la tige.
A son extrémité,
Pointe contre pointe,
La langue tourne autour du fruit
Avec une application gourmande.
A en lisser la chair.
« Suce-la! »
Timidement,
La bouche descend sur le fruit,
Ecartant le O de ses lèvres.
Comme elle se relève,
La main dans ses cheveux,
La force à reprendre le fruit,
A la limite de l’étranglement.
La bouche pleine de la douceur du fruit
« Baise la ! »
Promener sur le sillon de ton intimité
La chair lubrifiée de sucre et salive mêlée
La faire se pointer,
A l’entrée de ta caverne,
A l’entrée de ta caverne,
Et lentement, voyeur,
Te laisser te planter sur cette tige,
Te laisser te planter sur cette tige,
Qui ouvre sans résistances,
Les portes de ton fourreau,
Les portes de ton fourreau,
Pour s’enfoncer avec douceur,
Dans tes profondeurs humides,
Dans tes profondeurs humides,
Et y déposer ses
parfums ensoleillés.
« Mange la !»
Sur le fruit,
Tes dents se plantent,
Tes dents se plantent,
Quand à l’autre bout,
Je ramasse d’un coup de langue,
Les reliefs de cette saveur sucrée salée,
Les reliefs de cette saveur sucrée salée,
Déposés sur tes lèvres.
Mangeons par tous les bouts,
Le fruit indescent de
nos désirs.
J’ai faim …



























