dimanche 11 février 2018

Recto Verso



Sur ta peau pâle,
A la lueur vacillante des bougies,
Audace de l’engagement
Des lettres gravées à l’encre,
Quelques signes entendus,
Pour reconnaître  un territoire,
Frisson de cette plume,
Qui trace ses mots.

 Au recto,
Là où commence l’intime,
Et frémis le plaisir,
Au-dessus de ton prénom,
Et du paraphe de ton maître,
Brulant comme un cachet à la cire,
Appartenance et allégeance,
 « Je suis vôtre »
Au verso
A la lisière de l’obscène,
Comme un pont entre deux monts,
Reconnaissance  de ta concupiscence,
Appel au  chef de horde,
Femelle pour son loup,
Invitation à la saillie animale,
 « Baisez votre chienne mon maître »

Recto verso,
Pris dans le mouvement,
Laisser danser les mots imprimés,
A l’encre de son inspiration,
Faire de ta peau calligraphiée,
Un livre ouvert à l’indécence,
Les pages de son pouvoir,
Le témoin d’une histoire,
Être…
…Sienne !

mardi 6 février 2018

Maître



Non ce n’est pas le privilège,
De bander à la voir ainsi exposée,
Ou de jouir de son corps sans égard,
Pour éructer ton plaisir,
Qui font de toi un maître.

Ce n’est pas non plus parce que tu fais d'elle,
Un pantin prête à exécuter tes ordres,
Jusqu'aux actes les plus dégradants,
Pour lui faire sentir le poids de ton pouvoir,
Que tu seras le plénipotentiaire  de ce royaume.

Bien-sûr tu sais l’immobiliser,
Entravée  dans tes cordes,
Dans ces positions inconfortables ou obscènes,
Pour laisser libre cours à ton imagination,
Mais tu ne peux prétendre  être son créateur.

Ce n’est pas non plus,
Parce que tu manies la baguette avec art,
Lacère son corps des plus beaux stigmates,
Pour y laisser l’empreinte de ton feu,
Que tu peux croire être son dieu.

Tu ne seras maître de ce royaume,
Que si elle l'accepte et le désir.

Alors si tu combles cette attente,
D’être ce génie unique,
Qui sait révéler en elle,
La chienne dévouée,
Qu’elle veut être pour toi,
Soit fier d'elle.
Tu es ...

… Son œuvre !

dimanche 28 janvier 2018

Adoubement


Femme,
Accepte librement  ta nudité,
Offre ton corps ouvert,
Au regard qui te contemple,
Comme symbole de cette transparence de l’âme,
Que ton maître appelle de ta part.
Dénudée,
Je suis face à vous mon maître.
Recevez-moi sans voile,
Pour me dissimuler à votre regard,
Écartée pour ne faire aucun obstacle à votre passage.
Sur ce corps qui est vôtre,
Ouverte pour vous recevoir.
J’espère votre emprise physique et morale.
Sans secret tapis au creux de mon âme,
Je m’engage à partager avec vous,
Toutes les pensées,
Qui pourraient faire ombre à mon engagement.
Tous les actes qui pourraient atteindre,
L’intégrité de votre territoire.

Soumise,
Accepte cette corde qui vient se lier à ton poignet,
Renonce sans fléchir à ta liberté d’agir,
Prête à subir avec abnégation,
Les épreuves ou les plaisirs décidés par ton maître.
Mon maître,
J’accepte en confiance,
Cette corde à mon poignet,
Capable de me priver à votre seule volonté,
Quelle qu’en soit la motivation,
D’une partie de mes mouvements,
Ou de m’imposer toute posture,
Nécessaire à mon apprentissage,
Pour me faire jour après jour, 
Un peu plus vôtre.

Sur ta peau immaculée,
Ma possession,
Accepte la promenade du cuir,
Parfois caresse, 
Parfois incendie,
Comme mon droit légitime,
A récompenser ou sanctionner,
Ton attitude ou ta posture de chienne.
Mon maître,
Quelle que soit votre motivation,
Je reçois ces lanières sur ma peau,
Comme l’expression de votre volonté,
Caressez si c’est là votre plaisir.
Frappez si je le mérite,
Ou si vous le pensez nécessaire,
La morsure sur ma peau ne sera que justice,
Et mes larmes la preuve,
De mon désir d’étancher votre soif.

Ma chienne,
Laisse couler sur ton corps cette eau glacée,
Mordante comme l’acier de la laisse,
Au bout de laquelle, demain,
Je te mènerai à mes pieds.
Chienne pour vous mon Maître,
Je frissonne de cette eau qui me glace,
Comme les maillons de ma laisse,
Lien  visible ou invisible,
Que je revendique avec fierté,
Pour suivre à vos pieds,
En confiance et avec fierté,
Debout ou à 4 pattes,
Le chemin que vous voudrez me tracer.

Mon objet de plaisir,
Sur tes seins rassemblés,
Reçoit ces quelques gouttes de cire,
Comme l’offrande à ma malitude,
Et à mon sexe érigé.
Demain mon maître,
Je veux être le réceptacle de votre plaisir,
Arrosez mon corps de votre jouissance,
Giclez votre foutre sur moi, 
En moi.
Je la recevrais,
Comme j’accepte la brûlure de cette cire.
Je le boirai comme un élixir de jouvence,
Fière d’être la source de votre jouissance.

Qui es-tu ?
Je suis votre soumise mon maître.

Que veux-tu ?
Parce que je vous ai choisi,
Comme celui auprès de qui,
Je peux m’abandonner et vivre ma soumission.
Je veux vous appartenir,
Et ne plus être que vôtre.

Soumise,
Reçois maintenant à ton cou,
Ce simple collier de cuir,
Comme le symbole de l’engagement de ton maître,
A t’accepter comme sa soumise,
A veiller à ton éducation de chienne,
Et répondre à ton désir d’abandon.
Photo P.Saganrel

Mon maître,
Je reçois ce collier avec humilité.
Je m’engage à le porter fièrement
Devant vous et face au monde,
pour symbole de mon engagement.

A ton anneau, ma chienne,
J’accroche cette laisse,
Comme le symbole de ce qui nous lie,
Lien de servitude dont je tiendrai la bride,
Sur ce chemin où je te mène à mes pieds.
Je m’engage à la tenir en conscience pour toi, pour nous,
Tant que nous y aspirerons ensemble.
Mon maître,
Je vous tends cet anneau,
Pour que vous y accrochiez le crochet de votre laisse.
Je souhaite que ce qui nous lie,
Soit aussi solide que l’acier qui la compose.
Guidez-moi, 
Je vous suivrai d’un pas léger et fidèle.
Ouvrez pour moi ces portes qui m’enferment.
Libérez-moi.

Ma soumise,
Reçois maintenant cette gifle.
Que toujours elle te rappelle à tes devoirs,
Et ton engagement de ce jour.
Mon maître,
Soyez exigent pour moi.
Je baise vos pieds.
Pour preuve de mon engagement,
A vous reconnaître et vous servir.
Mon âme y aspire désormais.
Aujourd’hui, je suis votre...
... Possession!

lundi 1 janvier 2018

Lisière


Chercher cette frontière,
Remonter à la source,
Faisant fi des convenances,
Relevant les barrières,
Ouvrant le chemin,
Aventurier de ton corps,
Maitre de cette route.

Douceur de soie,
Travail ouvragé d'une dentelière,
Chaleur de ta peau,
Dans ton regard,
Entre protestations et désirs,
Conflit entre le chaud et le froid,
Quand déjà le souffle s’accélère,
Mais la voix commande,
Et la volonté se plie à la consigne,

A pleine main,
La chaleur de l’intime,
La douceur d’un duvet,
La rondeur d’un sommet,
La naissance d’un vallon,
L’appel d’un sillon,
Tendre et profond,
A parcourir depuis sa crête,
Tes yeux se baissent,
Ta bouche qui s’ouvre,
Laisse échapper un soupir.

Ferrée sans ménagement,
Sexe à fermer entre mes doigts,
Possessif à en faire une frontière,
Tes yeux se ferment,
Pour ne laisser échapper aucune goutte,
De ce plaisir qui suinte déjà,
Le Ô de ta bouche exprime,
Douleur ou plaisir,
Frissonnent dans tout ce corps,
Qui bientôt il le sait,
Se laissera…

...Envahir.

lundi 20 novembre 2017

Secret de rue


Dans leurs regards complices,
Le sourire d’un secret,
D’eux seuls connus.
Au milieu des passants,
D’un pas ralenti,
Savourer l’instant,
Le désir de l’autre.
Par la pensée,
Savoir au-delà des apparences,
Penser ces frôlements furtifs,
Les gestes explicites
Frissons de ces sensations 
Subtiles ou charnelles,
Sentir le désir se tendre,
Savoir la concupiscence humide,
Doucement se révéler .
Face à face,
Sur ce trottoir,
Désir fusionnel de se coller,
S’immiscer dans un désir de conquête,
S’imbriquer,
Reprendre ses distances,
Ne pas céder trop vite,
Contraint par les passants qui passent,
Pas assez pour ne plus exister,
Trop nombreux pour ne pas être vu,
Et pourtant à la commissure de ses lèvres,
Ce sourire qui dit tant.
L'un contre l'autre,
De marbre en surface,
Retrouver le contact,
Tendre vers l’autre par en bas.
A la recherche d’une faille,
Créer des ouvertures,
Allumer le désir.
Un pan qui se soulève,
Un bouton qui saute,
Un zip qui glisse.
Doucement gagner du terrain.
Pour un bout de peau,
Pour une bosse à flatter,
Appel à l’audace,
Désir implacable.
Rechercher le lieu,
La porte cochère,
Le recoin à peine dissimulé,
A l’abris des regards,
La fièvre qui monte,
La main qui trousse,
La main qui plonge,
Les doigts qui ouvrent,
Le corps qui gémit
Le souffle qui s’emballe
Le con qui mouille,
Le désir qui emporte.
Ta langue qui me lèche,
Ma tige que tu branles,
Tes doigts qui me fouillent,
Mes couilles que tu fais rouler.
Ta bouche qui me prend,
Mon sexe qui se tend,
Ta gorge qui m'avale,
Ma main sur ta nuque qui donne le tempo,
Désir fauve.

Mes bras qui te relèvent,
Ton corps que je retourne,
Mon corps qui te plaque,
Tes mains sur le mur,
Mes pieds qui t’ouvrent,
Ton bassin qui s'incline,
Ma queue qui s’immisce,
Tes doigts qui me guident,
Mon gland qui se place,
Ton corps qui s’empale.
Mon sexe que tu engloutis,
Rugir.
Ta voix qui appelle,
Mes mots qui brament,
Nos corps qui se claquent,
Ton con qui jute,
Mon gland qui se pâme,
Ton ventre qui se crispe,
Mon glaive qui te fend,
Ton râle de jouissance,
Mon foutre qui gicle,
Encore, 
Oui ma chienne,
Ma petite pute,
Encore….

Libération,
Ton corps qui se relève,
Ma main qui flatte,
Ta main reconnaissante sur ma queue,
Mon foutre qui coule sur tes cuisses,
Ton con qui vibre ses répliques,
Mes doigts pour recueillir les reliefs
Ta bouche pour les lécher,
Reconnaissance.
Me remballer
Te re-ajuster.
Partager le gout de nous,
Prendre ta bouche,
Croiser nos langues,
Reprendre ta main,
Revenir dans la foule,
Retrouver les regards,
Et repartir dans cette foule,
Anonymes et …
… Sans culotte!

dimanche 5 novembre 2017

Préparatifs


Enfilée,
Enlacée,
Agrafée,
Les doigts glissent,
Caresse du désir,
Shibari de satin et de cuir,
Enveloppement de nylon et dentelles,
Sur ta peau diaphane,
Contraste des couleurs,
Rouge et noir,
Emprise sensuelle sur  ton corps,
Qui montre au lieu de cacher,
Plaisir de s’égarer,
Désir.
Lacée,
Attachée,
Enserrée,
Relevée,
Contraindre à exhiber,
Convaincre  l’esprit qui se rebelle,
Cheval  sauvage qu’on selle,
Accompagner du regard,
Encouragée par la voix,
Appeler à l’audace de ne plus être,
Renoncer à celle qu’on croyait être,
Imposer l’image dans ce miroir,
Laisser voir,
Façonnée,
Révélée.
Refermée,
Habillée,
Apprêtée,
Belle ou chienne,
Prendre par la bride,
Faire passer la porte,
Accompagner du regard,
Savourer l’invisible,
Partager le secret,
Indécence à peine voilée,
Flatter la croupe enluminée,
Emmener à son pas,
Imaginer la suite,
Plaisir,

Patiemment,
Faire de sa chienne,
Cet objet de désir exclusif,
Et savourer le moment,
Où déjà vôtre par l’esprit,
Elle ne sera plus que plaisir,
Et volupté des sens,
...Geisha !


dimanche 29 octobre 2017

Les neuf portes


Avance!
Artiste Leonor Fini

Devant la première porte,
Tu as laissé ton amour propre,
Pour obéir à sa consigne,
En tête à tête avec le mur,
A distiller ton regard noir,
Ouverte à sa caresse.
Patiente.

Sur la poignée de la deuxième porte,
Tu as perdu une à une, alouette,
Les plumes qui te paraient,
Pour te laisser en tenue d’Eve,
Devant le miroir de tes griefs,
Sous son regard inquisiteur.
Dénudée.
De la troisième porte,
Il a décroché ses cordes,
Chanvre brut pour tisser avec patience,
Ce harnais de chienne
Aux senteurs entêtantes,
Qui te colle encore aujourd'hui à la peau
Habillée.

A quatre pattes, tu as franchi,
Le seuil de la  quatrième porte,
Accompagnant son pas,
La  démarche  chaloupée,
Au bout d'une laisse improvisée,
Attachée à ton cou,
Qui t'a mené, petite chienne,
Jusqu’à ton pied d’estale,
Devant son trône.
Exposée.
Artiste Leonor Fini
Il ne t'aura fallu qu’un mètre d’audace,
Pour traverser cette cinquième porte,
Et te retrouver entravée sur ces cuisses.
Les fesses offertes au supplice,
L’empreinte rougie de sa main implacable,
Dont les claquements cadencés,
Faisaient écho à tes cris de protestation.
Sanctionnée.

Une chaîne d’acier rivée à tes seins    ,    
Te tira pour franchir le pas de la sixième porte,
La bouche pleine d’un mord boule,
Pour répondre à ton désir de mordre.
Echo à la morsure entêtante,
De ces mâchoires d’acier,
Accrochées à tes tétons,
Qui irradiaient  tout ton corps,
Entre douleur lancinante,
Et  plaisir d’indécence,
Souffrance
C’est le con farci d’un vilain garçon,
Que tu as franchi la septième porte,
Lent va et vient siliconé,
Manœuvré d’une main habile,
Qui te pousse à chanter,
Des soupirs de chienne outragée,
Distillés à son oreille attentive.
Et pourtant délicieusement,
Concupiscente.

C’est le cul étoilé,
Que tu as franchi cette huitième porte
Fermée depuis si longtemps,
Il a ouvert ta rose,
Doucement et patiemment doigtée,
Généreusement labourée par ses soins
Avant de l’orner avec cette fleur de métal,
Lourde et froide dans ta bouche,
Douce présence qui dance,
Maintenant dans ton fondement,
Possédée.
Devant la neuvième porte,
C’est au diable que tu as tendu un martinet,
Andromaque le con écartelé,
Jutant son plaisir sur ce sexe turgescent,
Que tu baisais comme une chienne,
Tout en appelant à la morsure du cuir,
Sur ta peau brûlante de désir,
Plaisir de l’obscène,
Qui t’emporta loin de tes rivages,
Pour chavirer dans une jouissance inconnue.
Artiste Leonor Fini
Devant ces barrières levées,
Reconnaître le pouvoir,
Emprise tyrannique et délicieuse,
De celui qui te guide sereine,
Sur des chemins toujours plus inconnus,
Où de nombreuses portes,
Attendent encore d'être ouvertes.
A ces pieds toujours plus fière,
D’avoir osé être sienne.
Alors avec lui, avancer ...

…Encore!