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jeudi 4 avril 2024

Rencontre



Côte à côte,
Hésitante de la réaction de l’autre,
Jouant à s’éviter pour mieux se rapprocher,
Paroles urbaines,
Regards insistants,
Jusqu’à ce premier contact furtif,
Electrique.
Les mains s’apprivoisent,
Quand les regards sourient,
Perspectives complices,
Toujours plus audacieuses,
Les doigts se croisent,
Jouant une nouvelle partition,
Balais addictif.
Ta langue sur tes lèvres,
Dévoile tes appétits,
Mots gourmands glissés à l’oreille,
Quand les corps se rapprochent,
Les mains se font baladeuses,
Pour dessiner les contours,
Caresses délicieuses.

Bouches qui s’offrent,
Langues qui s’aguichent,
Relever les barrières,
Déboutonner, délacer,
Glisser, relever,
Désir qui enflamme.

Trouver la peau,
Eveiller l’érogène,
Appeler à l’outrage,
Fouiller, saisir,
Branler, pénétrer,
Les corps à l’unisson du désir,
Esprits en fusion.
Dans la mêlée des corps,
Danse de sabbat,
Crier, jurer l’obscène,
Avaler, pénétrer,
Pilonner, pomper,
Ne rien retenir,
Simplement libres de….
….Jouir !

jeudi 30 novembre 2023

Alouette

 Alouette, Alouette,
Ne bouge pas,
Laisse-moi lentement,
Du bout de mes doigts émus,
Ouvrir un à un
Les boutons de ton corsage,
Pour révéler à mon regard,
Les courbes tendres de ta poitrine,
Et réchauffer mes mains,
A la douce chaleur de ton ventre,
Palpitant d’émotion.
Alouette, Alouette,
Qu’il me serait doux de descendre
La fermeture de ce zip,
Qui suit fidèlement les courbes de ton dos,
Jusqu’à la naissance de tes fesses.
Comment résister à l’envie de déposer un baiser,
A la base de ta nuque,
Quand mes mains feront glisser sur tes épaules fragiles,
Les bretelles de cette robe libérée,
Pour la voir glisser à tes pieds.

Alouette, alouette,
Si tu m’affliges de ce vilain pantalon,
Je viendrais à tes pieds retirer tes souliers,
Et quand je serai venu à bout de ce bouton rebelle,
Mes mains feront glisser l’intrus,
Sur le rebond de tes fesses,
Dont j’imagine la douceur au bout de mes doigts,
Et cette caresse délicieuse,
Pour suivre le long chemin,
Qui me mène à tes pieds.

Alouette, alouette,
Non ne soit pas pudique,
Je ne laisserai pas ce fin triangle de dentelle,
Dissimuler à mon regard,
Ce petit mont qui n’appelle qu’au plaisir,
Glisser mes doigts sous cet élastique,
Et baisser cette frêle barrière,
Pour trouver cette tendre chaleur humide,
Qui se révèlera à mes narines,
Le parfum capiteux de ton désir femelle
Alouette, alouette,
Me faudra-t-il dénouer ?
Délasser, déclipser,
Pour permettre à mes mains,
De s’emparer de ta poitrine,
Et voir ton désir se tendre,
A la pointe de tes seins
Que ma bouche assoiffée,
Voudra sans nul doute,
Venir dévorer,

Alouette, alouette,
Petit oiseau fragile,
Dans sa tenue d’Eve,
Tu viendras te blottir dans mes bras,
Car oui, soit en assurée,
Alouette, Alouette…
… Je te plumerai !

vendredi 18 août 2023

Le déshabillé

Nue sous ce déshabillé de satin,
Tu l’accueilles comme on reçoit un amant,
Avec ce léger sentiment d’indécence,
Qui caresse ta peau,
Et tend la pointe de tes seins,
Excitée.

Tu aimes son sourire,
La stature de son corps,
Quand tu lui retires sa veste,
Le parfum de sa peau,
Quand il s’approche de toi.
Sa voix sourde à murmurer ces mots,
Qui enflamme tes sens,
Attirée.


Ses mains qui glissent sur le tissu,
Douces caresses qui descendent sur tes hanches,
Ses doigts habiles qui délacent,
Le cordon ceint autour de ta taille.
Dévoilant à son regard,
Les courbes de ton corps femelle.
Révélée.

Novice dans sa tenue d’intronisation,
Sa main monte vers ta poitrine,
Qui affleure à son regard,
Cette paume qui saisit ton lobe frémissant,
Sa bouche qui vient mordiller ton téton,
Electrisée.

Ouvrant un peu plus le vêtement, 
Ses ongles glissent doucement,
De ta gorge jusqu’au bas de ton ventre,
Quand l’autre main saisit ta crinière,
Et te force à cambrer les reins,
Offerte.

Tes poignets qu’il rassemble dans ton dos,
Le cordon qui se liane autour,
Et qu’il noue d’un geste précis,
Tu ne sais plus opposer de résistance,
A ses audaces délicieuses.
Possédée.

Moite de tant d’indécence,
Ses doigts plongent dans ton intimité,
Et conquérants fouillent ton antre,
Pour t’entendre gémir ton plaisir.
Ils reviennent vers ta bouche,
Pour te faire gouter le sirop de ton désir.
Outragée.

Que glisse ce vêtement, 
Ce soir…

… Tu appartiens !


jeudi 17 octobre 2019

Zip

Lentement,
Dans le silence des soupirs,
Un lent effeuillage,
Pour te dévoiler,
Savourer tes frissons,
Prémices de ces moments délicieux,
Où plus rien ne fait plus obstacle,
Peau à peau,
Simplement...
Nue!

samedi 9 septembre 2017

Apéritif


Photo PSganarel

Approchez Madame,
Entrez dans le salon de cette noble demeure
Paré de rouge.
Vous serez la pièce maîtresse,
De cette soirée amicale,
Où votre engagement sera loué.

Ce simple paréo vous va à ravir,
Mais libérez-nous de cette contrainte
Et laissez le glisser à vos pieds
Votre collier de reine,
Symbole de votre engagement à me servir,
Vous habille avec éclat,
Au milieu de cette noble assemblée.
Prenez place sur cette table.
Allongez-vous sans crainte.
Ouvrez-vous sans pudeur.
Aux regards amateurs,
Qui apprécieront votre obéissance,

Autant que vos formes généreuses.
Un bandeau sur vos yeux
Pour vous éviter de chercher un regard
Quelques liens pour nous assurer  de votre posture,
Soyez  ce plateau  pour  nos entremets
Silencieuse et immobile,
Sur lequel je dresse
La table pour nos convives

Une bougie sur votre ventre
Pour allumer votre peau  d’une lumière chaude
Quelques baguettes à  la pointe de vos seins,
Serviront de couverts pour ceux qui le souhaiteraient
Quelques amuses bouches avec leur pique
Déposés ici et là sur votre peau
Pour mettre en appétit.

Musique !
Il est temps  d’ouvrir le banquet.
Est-ce la faim,
Ou le désir de caresser votre peau claire
Qui leur font tendre leurs mains vers vous ?
La fraîcheur des doigts qui se posent vous surprend.
Amateurs de votre corps plus que gourmets,
Ils se font caresse
Glissants plus que volant sur votre peau
Pour attraper la nourriture que vous leur proposez.

Chaque contact est un frisson
La pointe des amuse-gueules,
Vient doucement vous piquer
Les baguettes libérées de votre téton
Font monter une onde qui irradie votre sein
Comme une volière d’oiseau affamé
Les convives  appliqués,
Vous dévorent jusqu’à la dernière miette.
La cire coule maintenant sur votre peau
Comme une coulée de lave qui découvre son territoire
Avec cette  tendre brûlure qui l’accompagne
Pour enrober d’un cocon protecteur
Les valons et les ravines qu’elle envahit
Étendant petit à petit son territoire
Vers des contrées secrètes,
Pour y allumer d’autres incendies.

Pour apaiser la soif de nos convives,
Une bouteille fraîche de vin pétillant
Sabrée au-dessus de votre corps,
Se déverse  dans les coupes
Posées tout autour de vous,
Quelques gouttes  glacées  tombées,
Ça et là sur votre peau,
Appelant le frisson d’une bouche,
Pour venir s’y abreuver
Serrez cette bouteille glacée entre vos cuisses !
Je vous propose pour l’évasion,
Quelques mousses d’avocats, tapenades estivales
Et autres filets d’anchois
Déposées à même la peau
Je crains que les gourmands ne résistent
Pas longtemps à venir lécher leur assiette
Ne leur en veuillez pas de cet appétit
Si leur langue vient  doucement,
Se promener sur votre perle.

Car après tout madame,
Il serait de bon ton,
Après un si belle entrée en matière,
De nous chanter a capella,
Vos soupirs  de plaisir en recevant,
Ceux de vos convives,  
Qui veulent vous honorer
De leurs attentions érectiles.
Vibrez Madame de ces caresses,
De ces vits dressés
Au creux de votre intimité
Et au fond de votre gorge.
Pour finir ce banquet,
Faire un dernier hommage à leur hôtesse
Venant  de queues au garde à vous
Un feu d’artifice de foutres bouillonnants
Gicle pêle-mêle sur votre corps
Pour se mêler aux derniers reliefs  de cet apéritif
Dont vous aurez été la dévoué servante
Et  l’inspiratrice.

Maintenant, Madame 
Ma petite chienne,
Relevez vous et passons à table.
J’ai encore très faim…

mercredi 25 mars 2015

Pixels


Un mot
Deux, trois puis quatre,
Couchés sur le papier,
Assemblage délicat,
Pour faire de ces moments,
Qui ont fait vibrer nos âmes,
Une image éternelle et puissante,
A faire vibrer toutes les fibres,
De notre corps.

Un après l’autre,
Phrase posée sur le papier blanc,
Comme l’artiste dessine,
A petites touches de pinceau,
Les courbes harmonieuses  de sa muse.
Image délicieuse de ton indécence femelle,
Danse féline à  faire rouler les désirs.
Pulsations  du  corps  qui emportent les sens,
Les mots sont ces parfums
Qui frémissent à tes narines.
Odeur huileuse du chanvre,
Qui se liane sur ta peau.
Fragrance de ce torse mâle,
Que tu humes comme une chatte,
Ronronnant de plaisir,
Quand tes griffes glissent sur la peau,
Parfum de stupre dans les draps,
Qui gardent l’empreinte de nos jouissances.

Les mots te touchent aussi surement
Que ce bracelet serti à ton poignet,
Scelle la marque de l’emprise.
Ils s’immiscent sous ta peau,
Comme ces doigts inquisiteurs 
Glissent sous  le coton de ta  culotte,
Et t'imposent cette caresse indécente,
Mais Ô combien délicieuse.
Qui fait rouler ta perle délicate,
Et enflamme ton ventre.

Abandonne-toi  au pouvoir des mots.
Implacable sexe qui s'impose,
Et emplit ton palet de senteurs lubriques,
Rappelle toi la douce chaleur,
De ce gland sur ta langue,
Qui glisse impérieusement,
Vers le fond de ta gorge.
Quand le foutre chaud,
Gicle dans ta bouche,
Instrument de son plaisir.
Les mots t’emportent,
Dans un tourbillon de saveurs.
Laisse les mots te donner le la,
Aussi surement que tu t’abandonnes,
Aux desseins malins de ton bourreau,
que tu exposes tes flancs,
A la brûlure du fouet,
Ou que tu écartes les fesses,
Pour offrir ton cul à ce sexe turgescent,
Rappelle-toi les cris, les soupirs,
Le chant de nos jouissances,
Qu’accompagne nos jeux d’amour.

Oui, laisse mes mots dessiner nos émois,
Et construire dans tes pensées ,
Cette image concupiscente et indélébile ….
… De nos amours !

mardi 26 août 2014

Estival


L’ambiance est festive,
A la terrasse du bar,
Et tu es là contre moi,
Allongée sur le lit blanc,
Ouverte à mes caresses,
Tes yeux brillent dans la pénombre.

Les conversations sont joyeuses,
Et le vin coule à flots,
Et nos corps dénudés,
Dans la chaleur de nos ébats,
S’assemblent à l’unisson,
De nos désirs mêlés.
La musique aux tonalités latinos,
Couvre le brouhaha des débats animés,
Et chaque va et vient sur mon sexe,
Englouti jusqu’à la garde,
Te fait gémir à mon oreille,
L’ivresse de l’alcool,
Entonne les chansons de marin,
Et la vague scélérate,
Emporte les dernières barrières,
Le corps secoué par l’onde,
L’écho de ta jouissance,
Se noie dans la nuit.
Au cœur de cette nuit d’été,
Fenêtres ouvertes sur la rue,
Savoure mon cœur,
L’indécence de nos amours,
Comme l’amant chinois de Marguerite,
Baisait sa putain blanche,
Derrière la frêle porte de sa garçonnière,
Et non, ne rougis pas,
Crie ton plaisir au monde,
Sans retenue, ….

…Jouis !

dimanche 4 novembre 2012

Spectateur


Ô Madame,
Quel délicieux supplice que vous m’imposez là.
Quand à quelques centimètres de mes yeux,
Et sans aucune pudeur,
Vous vous levez et relevez votre robe,
Pour plonger une main indiscrète,
Entre vos cuisses ouvertes.
Quelle belle image que le liseré de vos bas,
Dessinant le haut de vos jambes,
Allumeuse, tu réveilles mon désir.
C’est ma main qui voudrait jouer sur ce terrain,
Mais la voilà retenue par un vide castrateur.
Ô Madame,
Je vous regarde les jambes à l’écart,
La main en plongée dans les profondeurs,
Du voile délicat de votre culotte,
Fouillant avec douceur,
Les méandres de votre intimité,
Pour en réveiller la source.
Vilaine, tu me mets l’eau à la bouche.
C’est ma langue qui devrait y étancher sa soif.
Mais tortionnaire, tu me contraints au rôle de spectateur,
Et je n’ai que mes yeux pour te dire mon plaisir.

Ô Madame,
Je voudrai être nu devant vous,
Pour vous faire la preuve d'un désir contrarié,
Mon sexe érigé qui réclame sa place.
Sorcière, c’est empalée sur ma queue,
Que je voudrais te voir danser.
Et non sur ces doigts familiers,
Qui maintenant t'arrachent,
De délicieux gémissements de plaisirs.
Malheureusement derrière ce cadre,
Tu n'as que ma bouche pour t'encourager.
Ô Madame,
Qu’il est possessif,
L’étau de vos jambes,
Qui se resserre sur votre main,
Quand la vague de plaisir vous emporte.
Salope, prend ma tête dans ton carcan,
Soudez-la à ta chatte.
Je veux sentir sur ma langue,
La chaude cascade de ton plaisir.
Mais je n’ai que la froideur cathodique de cet écran,
Comme seule sensation sur ma bouche.
Ô Madame,
Que vous êtes belle, 
Quand vous m’offrez ce spectacle animal,
Et j’imagine déjà le moment,
Où je pourrais sentir sur mes lèvres affamées,
La chaleur tendre de votre peau,
Prête à être…

…Dévorée !