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jeudi 4 avril 2024

Rencontre



Côte à côte,
Hésitante de la réaction de l’autre,
Jouant à s’éviter pour mieux se rapprocher,
Paroles urbaines,
Regards insistants,
Jusqu’à ce premier contact furtif,
Electrique.
Les mains s’apprivoisent,
Quand les regards sourient,
Perspectives complices,
Toujours plus audacieuses,
Les doigts se croisent,
Jouant une nouvelle partition,
Balais addictif.
Ta langue sur tes lèvres,
Dévoile tes appétits,
Mots gourmands glissés à l’oreille,
Quand les corps se rapprochent,
Les mains se font baladeuses,
Pour dessiner les contours,
Caresses délicieuses.

Bouches qui s’offrent,
Langues qui s’aguichent,
Relever les barrières,
Déboutonner, délacer,
Glisser, relever,
Désir qui enflamme.

Trouver la peau,
Eveiller l’érogène,
Appeler à l’outrage,
Fouiller, saisir,
Branler, pénétrer,
Les corps à l’unisson du désir,
Esprits en fusion.
Dans la mêlée des corps,
Danse de sabbat,
Crier, jurer l’obscène,
Avaler, pénétrer,
Pilonner, pomper,
Ne rien retenir,
Simplement libres de….
….Jouir !

samedi 9 mars 2024

Heure de gloire

Au palais de luxure,
Plonger vers l’inconnu,
A la recherche d’une rencontre,
D’une main étrangère,
Chaude au touché,
Habille à la caresse,
Enveloppante à souhait,
Ferme pour étrangler,
Agile à pistonner.

Rester aveugle,
Se laisser apprivoiser,
Et faire la connaissance,
D’une langue humide,
Joueuse à te découvrir
Mutine à titiller les points sensibles,
Caressante en longueur,
Volage à se balader,
Vicieuse à te tendre.
Planté au plus loin,
Et s’abandonner sans réfléchir,
A cette bouche pulpeuse,
Douce à te décaloter,
Rencontre silencieuse,
Prompte à avaler,
Joueuse à mordiller
Vorace à aspirer,
Délicieusement profonde,


Derrière cette cloison,
Gourmande inconnue
Ne retient pas ton envie,
Sois persévérante,
A turbiner mon vit dressé,
Branle-moi avec énergie,
Pompe sans modération,
Engloutie moi à t’étrangler,

Allez viens, salope !
En bonne travailleuse,
Et délicieusement vicieuse.
A travers ce trou aveugle,
Gloire à toi,
Fais-moi gémir.
Je t’offrirai en rasade,
L’onctuosité de mon jus,
Allez, Vas-y ,…
…Suce !

mardi 16 janvier 2024

Libertine

Libre de t’écouter
Quand le corps et l’esprit réclament
Quand le goût du plaisir se manifeste
Quand la caresse n’apaise plus,
Rechercher cette âme secourable,
Qui saura enflammer tes sens,
Jusqu’à la jouissance.
Libre de t’aventurer
Sur ces chemins inconnus
Qui mènent au plaisir,
Au fil de ses rencontres
Où seul le plaisir décide,
Opportuniste à t’offrir,
Ou prendre le pouvoir,
Rencontre au gout de stupre.

Libre de t’offrir
Répondre à un sourire,
Désirer ces mains pour te prendre,
Ce sexe pour te remplir,
Ecartelée, outragée,
Sac à foutre,
Au milieu de cette orgie 
Ivresse des sens
Libre de t’éprendre 
Sans exclusive,
Plaisir hédoniste,
Au jacuzzi libertin,
Choisir au gré de tes humeurs,
Mâle ou femelle,
Ce corps qui te fera vibrer,
Et jouir sans retenue,

Oui, tout simplement…
…Libertine.

dimanche 2 janvier 2022

Maison close

Dans cette maison bourgeoise,
On entre sur sa bonne figure,
Un lanterneau rouge éclaire faiblement le vestibule.
Au vestiaire, un sourire vous accueille,
Et vous déshabille pour vous mettre à l’aise,
Tenue correcte exigée.

Au rez-de-chaussé des salons baroques,
L’assemblée badine un verre à la main,
Canapés drapés de velours,
Au mur estampes et nus évocateurs,
Hôtesses qui déploient leurs charmes,
Dans des tenues légères et coquines,
Enveloppées de parfums capiteux,
Enflamment les esprits de leur ramage frivole.

Dans la semi pénombre de la bibliothèque
C’est assis dans de profonds fauteuils en cuir,
Que les invités savourent le spectacle,
Dans les volutes des cigares qui se consument,
D’un adonis en rut, 
Attaché sur une table basse,
Soumis aux délicieux outrages,
D’une amazone qui le chevauche,
Et s'empale lentement,
Sur son sexe turgescent.
Quelques mots susurrés à l’oreille,
Doux comme une cuillère de miel,
Coquins à souhait sur des lèvres gourmandes,
Des regards qui brillent et se figent,
Désir qui se tend,
Les doigts se promènent et caressent,
Glissant sur la peau révélée,
Aux limites des interdits.

Dans l'ivresse des sens,
Une main ou une laisse qu’on accepte, 
Et vous emporte à l’écart,
Vers les étages ou dans les caves,
Selon qu’on cherche le paradis ou l’enfer,
Dans une marche hypnotique,
Où les formes dansent sous leurs atours,
Et les corps se frôlent.
Suivant le tenancier qui les guides,
Le couple éphémère marche lentement,
Laissant un désir troublant s’aiguiser.
Dans ce corridor étroit,
Qui mène aux alcôves,
Les tapis sont épais pour étouffer les pas
Sur chaque porte un nom, 
Une destination envoutante.

Dans ce lieu de passage,
On entend rires et gloussements, 
Cris et  gémissements qui on l’imagine,
Mènent au plaisir animal,
Concert délicieusement orgasmique,
De ces Jouissances partagées,
Qui renforce ce désir vital,
De plonger dans le stupre.
Après avoir allumé la pièce,
Qui a vu tant de rencontre
Le guide laisse passer le couple,
Avec un regard complice,
Non sans tendre la main,
Pour réclamer son obole,
Avant de refermer délicatement la porte,
Laissant la place à l’imagination,
Du client qui vibre déjà.


Qu’aura-t-il choisi ?
Le luxe baroque d’un boudoir bourgeois,
Pour le plaisir de délacer un corset,
Le rustique d'une chambre mansardée,
Où trousser une fille à la chair de lune,
L’univers exotique du cabinet japonais,
Et savourer les arts d'une geisha,
La salle de torture d’un donjon moyenâgeux,
Et se soumettre à la question,
Qu’importe, il est temps de jouer la partition...

...Viens chéri !


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dimanche 3 mars 2019

L'araignée



Accrochée sur cette toile
Entre ciel et terre,
Il a fait de toi la reine d’un soir,
L’araignée docile et ouverte,
Sous la lumière des projecteurs,
Exposée aux regards d’un assemblée,
Affamée de désir.
Caudaliste impitoyable,
Il t’a laissée là,
Chienne à l’abandon
Les yeux bandés
Dans cette tenue légère qui n’interdit rien,
Ouverte à toute les audaces,
Sous la contrainte des liens qui t’écartèlent

Dans le silence des mots,
Offerte à la caresse inconnue,
Les mains se font audacieuses,
Embrassant les seins,
Plongeant dans le string,
Pour t’arracher tes premiers soupirs.
Hommes et femmes,
Comme avides de tes émois,
Prennent possession de ton corps.
Seuls ou à plusieurs,
D’abord par la douceur,
Puis par la force,
Sans exclure quelques tyrannies,
Mordantes ta peau.
Te voilà devenue l’esclave,
Crucifiée par cette verge conquérante,
Qui défonce au pilon,
Ton cul écartelé,
Et de ces doigts femelles,
Qui labourent ton con,
Et jouent de ta perle,
A t’en faire devenir fontaine.

Tu cries,
Tu jouis,
Tu supplies,
Pantin de plaisir,
Sous les yeux de la foule,
Aiguisés de désir,
Et tu le sais ceux de ton maître,
Qui savoure ta défaite.
Tu ne comptes plus les mains,
Les queues raides sur ton corps,
Venue te labourer, 
Te défoncer,
Et cracher leur foutre sur ta peau,
Dans le spasme musical des chaines,
Secouées de leurs assauts syncopés,
Et de tes cris de jouissances
>Quand les forces t’abandonnent,
Il te libère enfin.
C’est à ses pieds que tu le remercies,
En prenant son sexe dans ta bouche,
Jusqu’à ce qu’il t’honore de sa sève.
Fier une fois de plus...
..De son esclave!