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dimanche 11 septembre 2016

A fleur de peau



Photo Olivier Parent
Modèle Ophélie Lapeausiopese

Sur ta peau blanche,
Jouer la fugue avec mes doigts,
Promener mes lèvres comme un souffle,
Y lire le frisson de ce premier contact,
Comme l’onde sur un bassin calme,
Patience d’un long parcours,
Qui apprivoise comme une corde,
Qui se lie autour de toi.

Sur ta peau lisse,
Suivre le cheminement de tes courbes,
Comme un glaçon qui se promène,
Réveillant les sens à l’écoute,
Dans l’obscurité imposée,
Animant la surface  de vagues en écho,
Et laissant sur son passage,
La trace scintillante de son passage.
Sur ta peau nacrée,
Goutte après goutte,
S’écoule la lave incandescente,
Cire aux senteurs parfumées,
Pour venir enflammer tes sens,
Et se fige mollement sur ta peau gelée
Pour en accompagner les courbes,
Là où chaque nouveau brasier,
Soulève un spasme libérateur
Sur ta peau tendue de désir
Glissent mes doigts
Au creux de ton intimité
Un lent et patient va et vient
Pour exciter les braises
Qui enflamment doucement ton ventre
Si impatient à exulter
Face à cette douceur implacable


Photo prise chez "Found my subself"
Sur ta peau enfiévrée,
Au moment où la flamme libératrice jaillit,
Perle le feu de ton émoi,
Quand palpite encore sur ton ventre,
L’écho de cette libération enfin consentie,
Brille dans la lumière de la chambre,
Aux volets élargis,
Appelant déjà à d’autres emprises.

Sur ta peau parfumée,
De ses senteurs femelles,
Qui enflamment mes sens,
Je plante mes dents carnassières,
Affamé de ton corps,
Quand dans la saillie salvatrice,
Peau contre peau,
J’exulte enfin de te posséder,
Corps et âme.
Sur ta peau femelle,
Restent les stigmates de nos ébats,
L’empreinte rougeoyante de mes mains,
Les sculptures tressées par la corde,
Le sirop de nos jouissances étincelle,
J’admire les stigmates de nos ébats,
Et d'un trait de plume,
Je signe …
…Mon oeuvre!






samedi 6 septembre 2014

Parfums de femme


 Par un courant d’air,
Se laisser surprendre
Réminiscence d'un souvenir délicieux,
Comme on ouvre la fiole,
D’un piano à parfum,
Arôme délicat de fleur,
Essence d’amour et de sexe.
L’instant d’une respiration,
Dans une pulsation du temps,
L'esprit de sa peau sur la langue,
Comme un flash irréel,
Le plaisir reprend corps,
L’image est charnelle,
Envoûtante.

Chaque fiole recèle immatériel,
Le secret d'un corps de femme,
Que seul mon esprit sait construire,
Sans pouvoir le décrire,
Du plus léger au plus capiteux,
Du jasmin au patchouli,
Tous savent m’enivrer.
Vous qui avez partagé ma couche,
Dans mon piano virtuel,
Je vous ai capturée,
Alors chaque fois que je vous hume,
Je retrouve avec délice,
Nos heures intimes et indescentes,
Ô combien enivrantes!
Ce matin, 
Sur mon chemin,
J'ai croisé votre route ,
Alors l'espace d'un instant,
En secret, j'ai retrouvé,
Le goût de votre peau,
Et nous nous sommes aimés ....

vendredi 27 décembre 2013

Effeuillée



Dans la chaleur de l’alcôve,
Prendre le temps du regard,
Comme un jeu de piste,
Puzzle délicat sous des mains habiles,
Trouver l’ouverture et éveiller l’espoir,
Révéler les secrets au goût de victoire,
Lentement effeuiller,
Glisser plus qu’enlever,
Juste pour le désir.
Un bouton qui saute léger entre les doigts
Ce zip moulant qui chemine,
Fait entendre sa longue vibration,
Le crochet perfide qui se dégage,
Quand on ne l’attend plus
Et ce lacet qui patiemment se délace
Chaque avancé faisant  une découverte,
Un abandon dans votre regard,
Un espoir dans votre sourire
Une conquête sur votre peau.
Une victoire dans vos soupirs,
Patiemment,
Lever chaque barrière,
Du bout des doigts,
Deviner plutôt que voir,
Au-dessus ou par dessous,
Explorer avant de posséder,
Avant que de dévoiler,
En quête de votre chaleur,
A l’écoute de vos émois,
D’un baiser ou d’une langue gourmande.
Goûter chaque parcelle,
Dans la clameur de vos impatiences.


Des pieds à la tête,
Vous plumer,
Libéréz de toutes entraves,
Même si pour un temps,
Dentelles ou satins,
Font de votre corps,
Ce bel objet de désir,
In fine, 
Il ne doit rester que vous
Dans cette tenue d’Eve,
Où enfin, pécheresse, vous ….

…. M’appartenez !



















vendredi 31 mai 2013

4 mains


Dans l’univers intime de ce boudoir,
Invitation au voyage de l’esprit et des sens,
Les bougies diffusent une douce lumière.
Sur les corps dénudés,
A l’abandon sur les couches,
Deux fleurs exotiques, 
Rayonnantes de jeunesse,
Frêles et douces en apparence,
Organisent un ballet silencieux,
Sur une partition à quatre mains.

Comme dans un préliminaire,
Enduites d'une huile aux parfums enivrants,
Les mains se posent sur la peau,
Et doucement se mettent en mouvement,
Le geste est précis, méthodique,
Effilant les muscles sur leur longueur,
Glissant sur chaque parcelle des corps alanguis,
Sans jamais perdre le contact.


Avec l’énergie de ce ballet corporel,
Elles exercent leur art,
Servantes virevoltantes,
Autour et sur les tables,
Dans un mouvement synchronisé,
La chorégraphie est cadencée en stéréo,
Au son mat des claquements,
Rythme syncopé, entêtant,
Qui résonnent d'une table à l'autre.

Dans l’étau de leurs cuisses,
La chaleur de la peau ambrées irradie,
Emplissant l'esprit en éveil,
Dans l’obscurité du bandeau,
D’un inavouable désir charnel,
Appel à la libération des corps,
A l'indescence d'un contact intime.
Qu'on imagine sur la peau voisine,
Egalement enserrée, possédée.

Quand le ballet prend fin,
Les artistes s’effacent avec discrétion,
Humbles mais fières de leur prestation,
Laissant seuls les corps encore étourdis,
Couverts d’un drap pudique,
Flottants dans une douce torpeur exotique,
Quand dans les têtes,
Le désir chevillé au corps,
Inspire à l’indécence d’une union…
….Charnelle!