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samedi 6 septembre 2014

Parfums de femme


 Par un courant d’air,
Se laisser surprendre
Réminiscence d'un souvenir délicieux,
Comme on ouvre la fiole,
D’un piano à parfum,
Arôme délicat de fleur,
Essence d’amour et de sexe.
L’instant d’une respiration,
Dans une pulsation du temps,
L'esprit de sa peau sur la langue,
Comme un flash irréel,
Le plaisir reprend corps,
L’image est charnelle,
Envoûtante.

Chaque fiole recèle immatériel,
Le secret d'un corps de femme,
Que seul mon esprit sait construire,
Sans pouvoir le décrire,
Du plus léger au plus capiteux,
Du jasmin au patchouli,
Tous savent m’enivrer.
Vous qui avez partagé ma couche,
Dans mon piano virtuel,
Je vous ai capturée,
Alors chaque fois que je vous hume,
Je retrouve avec délice,
Nos heures intimes et indescentes,
Ô combien enivrantes!
Ce matin, 
Sur mon chemin,
J'ai croisé votre route ,
Alors l'espace d'un instant,
En secret, j'ai retrouvé,
Le goût de votre peau,
Et nous nous sommes aimés ....

dimanche 6 juillet 2014

Mirage


Photo Nikola Borisov
Une rencontre improbable,
Un sourire qui illumine,
Un regard mutin,
Un parfum à étourdir,
La sensation d’un appel,
Des lèvres qui se frôlent,
Un espoir qui réchauffe,
Un rêve éveillé,
Pure béatitude.

Et pourtant sans prévenir,
Le rêve s’efface,
Comme un mirage s’évanoui,
L’absence qui se fait manque,
Le vide sensation insoutenable.
Comme un faux départ,
Se relever,
Et partir en quête,
Comme à la recherche du Graal.
Courir,
Courir, oui
A en perdre haleine,
Le cœur en chamade,
Avec ce sentiment d'oppression,
D'un vide d’air dans la poitrine.
Avec dans les yeux, une image,
Le regard à l’affût,
Mais sans succès,
La belle n’est plus là !

Au moment de renoncer, 
A bout de force, 
De rage, un cri de douleur,
Une détresse qui abat,
Prostré, la mort dans l’âme,
Les yeux mouillés,
Et sur les lèvres,
Le gout amer d’un échec,
D'un amour … 
Photo Alexander Belvaev
…Déçu.

dimanche 20 octobre 2013

Bohème



Photo Psganarel

Au royaume de Venceslas,
La vie n’a pas toujours été douce et radieuse
Mais même dans ces temps tourmentés,
Où la violence et le sang,
Faisaient force de loi,
Les rois et les chevaliers de la cours,
Savaient trouver le réconfort,
Dans de bien agréables banquets,
Où les mets étaient généreux,
Et la chair délicate.

Photo Psganarel

Et si nuit et jour,
Le temps passe inexorablement,
Rythmé par le carillon de l’horloge,
Au pied de laquelle moutons,
Les badauds se rassemblent.
La tradition d'hospitalité et de fête,
Du peuple bohème demeure.

Photo Psganarel

Et comme nous le rappelle si bien,
Cet art traditionnel,
Aux formes et aux couleurs délicates,
Désormais aux mains de vils marchands,
La femme bohème a toujours su
Éveiller le désir mâle.

Photo Psganarel

Alors dans cette auberge accueillante,
Un regard qui pétille en bulles légères,
Cette ligne parfaite,
Qui ondule entre les tables,
Un sourire  radieux,
Qui fait oublier tous les nuages,
Une chevelure flamboyante, 
Où l’on voudrait plonger les mains,
Comment ne pas tomber sous le charme,
D'une jeunesse rayonnante et épanouie.
Photo Psganarel

Ô divine hôtesse,
Avec la même délicatesse,
Que tu mets à servir,
Cette nourriture généreuse,
Qui réchauffe mon corps,
Que ne m’offres tu pas ,
Pour rassasier mon âme libertine,
Le parfum de ta peau,
La douceur de ta bouche,
La chaleur de ton calice.
Photo Psganarel

Pour finir ce banquet,
J’aurais volontiers pris,
La fraîcheur de ta peau contre la mienne,
Le chant de tes soupirs aux accents étrangers,
Les vibrations troublantes de ton plaisir orgasmique,
Sur mon sexe érigé de désir,
La saveur de ton nectar sur les lèvres.

Photo Psganarel

Qu’importe belle hotesse,
Le fou que je suis,
Avec ce délicieux goût de stupre,
Que tu as su éveiller dans sa bouche,
Emporte avec lui,
Le souvenir merveilleux,
D'un corps de déesse,
Et d’une âme simple et généreuse.
Alors pour ne pas oublier,
A ton souvenir, Bohème,….
Photo Psganarel
… Je bois!



dimanche 12 mai 2013

5ème Dimension


Photo PSaganarel

L’espace d’un instant,
Au verso de ma réalité,
Mettre mes pas dans les vôtres,
Et poser mon regard sur votre quotidien.
Vous savoir si proche,
Et pourtant inaccessible,
Injuste torture d’une séparation subie,
Pour souhaiter braver l’interdit,
D'une rencontre inattendue.

Photo PSaganarel

Instinctivement franchir ce pas,
Une parenthèse au bout du virage,
Comme dans un mirage,
Se faire croiser nos regards,
Incrédules d'une rencontre irréelle,
A en perdre les sens,
Et de cette promenade bucolique,
Se laisser emporter,
Kidnappé volontaire,
Dans cette autre réalité.

Photo PSaganarel

Après une trop longue séparation,
Vous retrouver enfin,
Vous serrer dans mes bras,
Reprendre le gout de vous,
Capter votre parfum, votre odeur,
S’abandonner à l'urgence de l’autre,
Dans cet espace restreint et mal aisé,
S'enlacer, se donner, se posséder,
Dans l’impératif du temps,
Instants volés à une vie ordinaire.

Photo PSaganarel

Quand le destin nous tient à l’écart,
Que la vie nous sépare,
Vous laisser repartir,
Impuissant à vous retenir,
Incrédule d’une parenthèse,
Dans cette autre dimension,
Que seule me rappelle,
La trace déjà nostalgique de vous,
Un parfum bien réel,
Au creux de mon épaule,
Que je garde jaloux,
D’une secrète et fugitive…
Photo PSaganarel
… Ivresse !

mercredi 26 septembre 2012

Spectateur



A la dérobé,
Derrière la lucarne,
Le rideau s’écarte,
Un regard se fige sur le tableau qui s’offre,
Un esprit s’évade s’imaginant de l’autre côté,
Une bouche s’assèche d’un appétit naissant,
Une main s’égare pour retrouver la place,
Une virilité se dresse derrière la toile,
Devant ce spectacle libertin, le désir renait.

Dans le reflet de cette mosaïque de verre,
A l’abandon, pieds et bras en croix,
Des mains qui caressent,
Un doigt qui presse,
Une langue qui se délecte,
Une culotte qui s’écarte,
Un cul qui s’empale,
Un torse dévoilé qui se pâme,
Et dans ce plaisir qui enflamme.
Un râle qui s’élève.

Étrange sensation que d’être spectateur,
De son propre plaisir ou de celui des autres.
Mais observée sur cette scène libertine,
Vous étiez délicieusement impudique,
Amazone chevauchant mon vit turgescent,
Par vos caresses licencieuses patiemment dressé.
Alors toute à satisfaire votre soif de stupre,
Vous nous emportiez par votre fougue,
Vers un maelström de plaisir,
 Spectacle sauvage et délicieusement …



Lubrique !…

dimanche 16 septembre 2012

Petit déjeuné


« Bonjour !... »
A la table du petit déjeuné,
Légère insouciance de l’être,
Elle arbore avec désinvolture,
Comme une seconde peau,
Sa chemise trouvée au pied du lit,
Les pans largement ouvert,
Sur sa nudité épanouie,
Un peu à lui.
Ce doux contact sur sa peau,
La réchauffe de sa présence,
Comme la tasse de chocolat fumant,
Qu’elle tient dans ses mains.
Chaque  gorgée qu’elle s’accorde,
Diffuse une chaleur apaisante,
Dans son corps de femme,
Comme ses caresses d'amant.
Un peu en elle.

Le croissant  frais,
Comme un appel à la gourmandise,
Craque sous ses dents,
Dégageant les saveurs beurrées,
Des dimanches de l’enfance,
Et laisse à la commissure des lèvres,
Ces quelques miettes,
Qu’une langue gourmande,
Recueille avec application,
Comme cette première goutte qu'elle revendique,
A la pointe de son sexe patiemment érigé.
Un peu pour elle.

La pain doré craque au passage de la lame,
Allongeant cette pellicule colorée,
Parfois au-delà des limites de la décence.
Ramassée par un doigt gourmand,
La confiture coule sur la peau
Avant que de se trouver capturée par des lèvres
D’une bouche avide de douceur,
A une autre désireuse d'attentions,
Et se rappeler ses outrages délicieux,
Un peu pour lui.

Eveil des saveurs,
Que seules deux bouches peuvent révéler,
Délice de tendresses d’un tête à tête gourmand,
Réveil des appétits à l’aube naissante,
Et que les rayons du soleil pointent,
Sur les reliefs d’une nuit d’amour,
Urgence à dévorer la vie,
Rattraper le temps de quelques heures endormies
Un peu de lui.

Alors en se levant,
Elle lui prend la main,
« J’ai encore faim. Viens me faire l’amour ! »
Et l’entraine vers le lit,
Encore défait des combats de la nuit,
Abandonnant  avec indolence sa chemise,
De son désir femelle désormais…

…Imprégnée!..

lundi 11 juin 2012

Le sacre


Seule,
Face à ce miroir,
Votre nudité absolue,
Les rayons du soleil,
Pour réchauffer votre timidité.

Dans cette posture de rédemption,
Je vous abandonne à l’attente,
Derrière ce voilage qui flotte dans le vent,
Seul rempart à votre délit d’indécence.
Encore chamboulée de ces turbulences,
Etonnée de votre compromission,
Impuissante à vous opposer,
Soumisse.
Photo Olaf Starorypinski
A mon retour,
Dans ma main,
Le cuir noir serti de métal,
Sous ma main,
Votre peau frissonnante,
A mon doigts,
L’anneau d’amarrage,
Sur mes doigts,
Le sirop de votre émoi,
Recueilli à la source,
Baptême païen,
Pour y celer votre âme.
Avant de ceindre votre nuque offerte.

Dans votre bouche,
Mon stylo enfiévré de désir,
Recevant avec fierté,
Votre premier acte de reconnaissance,
Ma main plongée dans votre crinière,
Vous donnant le tempo,
D’un plaisir battant crescendo,
Jusqu’à cette salve libératoire,
Bénédiction d'un sceptre royal,
A votre collier de reine.
Photo prise chez Black&White beauty

Il est temps, madame,
Relevez-vous maintenant,
Admirez comme cet anneau à votre cou,
Habille votre nudité.
Marchons ensemble, 
Vers le peuple libertin,
Arborez vos nouveaux atours,
Emue de votre audace,
Fière de ce symbole,
Faisant, sans conteste, 
De votre serviteur,
Le maître de nos jeux,
Et de vos plaisirs,…

…Le roi.

dimanche 15 avril 2012

Pointes aiguisées

Au cœur de la nuit,
Fallait il que vous exposiez en ombre chinoise,
Ces tendres et généreuses coupoles,
Dont la douceur est sans égale.
A leur seule vision, 
Une douce chaleur irradie en moi,
Souvenir maternel,
Désir d’indécences.


Oh Madame,
Comment ne pas les rêver,
Quand soumis à votre loi,
Privé de mouvement et de vue,
Ils se promènent légers sur mon corps,
Et enveloppent tel un cousin moelleux,
Ma bouche étouffée d’affection.

Comment puis-je oublier,
Cette sensation délicieuse qui me comble,
Quand ils soumettent avec une tendre affection,
Mon sexe tendu de désir,
A un enfermement cotonneux,
Et un va et vient délicat,
Avant que de jouissance,
Je les inonde de ma sève.
Oui, madame,
Quand vous les déposez dans mes paumes,
Que je les soupèse,
Les malaxe,
Je sais tenir entre mes mains,
Une de vos armes,
Parmi les plus redoutables.


Alors au cœur de cette nuit,
Quand vous tendiez devant moi,
La pointe de vos seins,
Débordante de désir,
C’est avec tendresse que je vins les flatter,
Les rouler entre mes doigts,
Les aspirer dans ma bouche,
Avant de les mordiller.
Mais madame,
Aurais-je imaginé qu’en l’espace d’un instant,
Pinçant avec force,
La pointe de votre plus belle arme,
Une vague puissante  vous emporterait,
Vers une jouissance foudroyante.

Cette nuit, je crois vous avoir découvert,
Femelle amazone,
Un autre de vos points faibles.
Votre talon …

…d’Achile!

mardi 27 mars 2012

Dans la peau...


Sur la couche adultère,
Au cœur de cette nuit ramassée,
Quand après l’emportement de vos ébats,
Enfin vous retrouvez le calme,
D’un sommeil réparateur,
Alanguie dans la chaleur de son corps d’amant,
Fidèle démon de vos nuits.
Dans l’inconscient de  vos rêves,
Le corps se rappelle,
Comme au premier jour,
Ces tendres retrouvailles au cœur de la nuit,
Vous font retrouver les frémissements du plaisir,
Comme par gourmandise,
On reprend une part de dessert après le café.

Sur ce petit nuage baigné de soleil,
Derrière les paupières closes,
Sa main réunit vos poignets,
En croix au dessus de votre tète.
Prévenant toute défense.
Le corps abandonné à sa volonté,
Prise dans l’étau de ses jambes,
Qui lentement vous ouvre à sa caresse.

Le rêve se fait tendre,
Sur votre peau nue,
Les doigts se promènent légers,
Dessinant vos courbes,
Suivant les frissons qu’ils réveillent,
Au sommet de vos seins,
En téton alangui se dresse,
Rêvé, le désir est si doux.
Quand sous la main qui caresse,
Le corps ondule,
Le corps se cambre,
Le corps appelle l’indécence,
D’une caresse intime.

Dans l’obscurité de la nuit,
Le souffle se fait gémissement
Crucifiée,
Abusée,
Le corps exulte,
Aux limites de l’inconscient,
Feu d’artifice sous les paupières,
Bouquet final.
Imperturbable, 
La nuit profonde et humide reprend son lit,
Un peu plus tendre encore…

Au delà de vos rêves, Madame,
Il me plait à penser,
Que votre corps se rappelle encore,
Ce dont vous-même ne pouvez m’accuser,
Et que je revendique pourtant avec force….
Photo Vicktor Vasiley
…Coupable !