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mercredi 23 avril 2025

La poutre

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dimanche 18 avril 2021

Encordée

 S’abandonner à l’étreinte chaude,

S’enivrer par le parfum du chanvre,

Comme de l’odeur de sa peau si proche,

Se laisser charmer par le son des torons,

Qui se frottent et s’impriment avec force,

Soupirer à chaque boucle,

Qui se sert et s'insère, 

Comme si elle venait ouvrir l’intime,

Serpent lubrique qui se glisse en toi

Contenue et ouverte à la fois,

A la merci de la force de ces mains,

Et de l’agilité de ses doigts,

Tu frémis de ta dépendance,

Et mouilles de cette indécence,

Offerte à son regard,

Tu te sais devenir sa proie,

Mais aussi son œuvre,

…Possédée !


mercredi 23 décembre 2020

L'appel des cordes

 

Viens!
Elles sont pour toi.


Touche-les!
Bientôt elles seront sur ta peau,
Interdiront tes mouvements,
Contraindront ta fougue,
Eteindront tes rancœurs,
Pour retrouver cette paix,
Sérénité de l'esprit.

Reçoit les!
Accepte en confiance,
Ce chanvre noué,
Des mains de cet artisan,
Tisserant de ton abandon
Suzerain de ton corps,
Maître de ton âme.


Ressent-les
Il est temps maintenant, 
De me mettre à l'ouvrage
Donne-moi tes poignets,
Ressent l'étreinte de la corde
Qui se liane mètre après mètre,
Et s'imprime sur ta peau.

Accepte-les!
Chaque boucle  est une contrainte,
Chaque nœud est un renoncement,
Supporte la chaleur des frottements,
Les vibrations de ces tensions 
Qui t'emprisonnent
Tu n'es plus que conscience

Hume-les!
Respire ce parfum enivrant,
Qui s'imprègne à ta peau,
Et s'empare de ton esprit
Tu n'es plus qu'esprit
Quand le corps sublimé s'envole
Volute évanescente.

Oui Viens ...

 ... Elles t'attendent!

mardi 6 août 2019

Chrysalide

Patiemment
Sur ton corps dénudé,
Il tisse sa toile,
Méthodique,
Suivant ce plan bien ordonné,
Au combien répété dans ses rêves,
Faisant de ces nuits des séances de travail,
Pour être prêt,
Maintenant qu'avec toi, 
Le temps file,
Alors qu’on voudrait le vivre,
Longtemps.
Attentionné,
Il n’hésite pas à corriger,
Repositionner ses cordes,
Vérifier que la tension est suffisante,
Pour imprimer son empreinte sur ta peau,
Enserrant ta poitrine pour mieux la révéler,
Tendue de désir,
Appelant la morsure,
Impatiente.

Attachée,
Des bras aux jambes,
Cocon au parfum chanvre,
Tissé autour de toi,
Toujours plus contenue,
Alors que les cordes s’impriment dans ta chair,
D’une liberté perdue,
Tu gagnes en sérénité,
Abandon.
Impuissante,
Sensation Immobile,
Monolithe allongé sur la couche,
Tu ne sais plus que ressentir,
Chaque contact sur ta peau,
Incapable de t’opposer,
A ses désirs sadiques,
Qui jouent de cette sensibilité nouvelle,
De la morsure de ces griffes fauves,
Qui parcourent ton ventre,
A la caresse intrusive,
De ses doigts sur ton sexe,
Hypersensible.

Possédée,
Explosion des sens,
Contenue dans les cordes,
Il use,
Il joue de ton corps,
Comme un musicien,
Artiste poussant son instrument,
Vers des tonalités nouvelles,
Douleurs et plaisirs d’indécences subies,
Paroxysme d’une jouissance étouffée,
Dans le lacis des cordes,
Que tu cries à gorge déployée,
Emportée.
Chavirée,
Tu n’es plus,
Objet de plaisir,
Mâle, il s’impose,
Servante dévouée,
Tu lèches, tu pompes,
Ce qu’il expose à ta bouche
Et dans ce plaisir qu’il s’offre,
Au-dessus de toi,
Il exulte dans un râle,
Qui laisse sur ton visage,
Les reliefs de sa jouissance,
Abusée.

Relâchée,
Un à un les nœuds se desserrent,
Chaque passage de corde,
Laisse sur ta peau,
Une empreinte profonde,
Et pourtant bien trop éphémère,
Le corps libéré se relâche,
L’esprit appelle une autre emprise,
Dans ces bras retrouver ta liberté,
Qu’ailleurs tu ne sais trouver...
...Attachée !






jeudi 19 décembre 2013

Corde


Une simple odeur pour éveiller tes sens,
Comme un signe avant-coureur,
Parfum rustique et puissant,
D’herbe et de terre mêlée.
Qui vous emporte dans un désir d’abandon,
Chatte contre son bois d’olivier,
Perdant le contrôle de ton corps.

Sur la peau nue,
Le contact rugueux se promène,
N’épargnant aucune de vos sensibilités,
A vous faire frémir de plaisir
Elle se frôle,
Attachante, elle se liane,
Sur votre peau,
Elle marque son empreinte,
Quand elle se fait entrave,
Pour vous livrer à mon tourment.


Vous débattre serait vain,
Elle ne saurait rompre,
Ainsi ajustée entre vos cuisses,
A chaque mouvement incontrôlée,
Aiguillonnée par mes soins,
Elle s’immisce possessive,
Au creux de votre intimité,
Pour recueillir entre ses fibres
Le fruit de vos émois.

Oui, Madame,
Elle porte à jamais votre marque,
Autant qu’elle s’imprime en vous.
De chanvre, elle est vôtre,
Vibrante entre mes mains,
Il est temps pour vous,
Et pour nos jeux interdits,
De tendre vos poignets,
Et à moi, vous laisser...



...Encorder!