mercredi 20 février 2013

Satin


Photo T. Greer

Satin douceur,
Rouge passion,
Ruban qui serpente sur ma peau,
Laissant derrière lui,
La sensation légère,
D’un survol papillon,
D’une caresse délicate.

Satin possession,
Une boucle autour du poignet,
Comme un bracelet,
L’animal serpente,
S’égarant vers la tête de lit,
Avant que de revenir,
S’enticher d’un autre bras,
Dans une étreinte dominatrice.

Satin sauvage,
Qui survole de mes lèvres,
Comme pour réclamer un baiser,
Avant de s’envoler vers mes chevilles,
Comme le lasso du cow-boy,
Va entraver les pates de sa proie,
Me laissant crucifié,
Face à vos désirs femelles.

Satin taquin,
Qui promène sa caresse impertinente,
Sur les points sensibles de mon anatomie,
Exposée et sans défense,
Provoquant ses soubresauts incontrôlés
Qui résonnent dans vos yeux,
Comme autant victoire.

Satin dominant,
Quand d’un ruban,
Vous faite un licol,
Pour étrangler doucement,
La base de mes couilles,
Et mon vit dressé de désir,
Dans une étreinte fatale.

 Satin passion,
Quand dans ce même mouvement,
L’animal s’enroule autour de ma queue,
Ne laissant émerger à son sommet,
Ce gland bien lisse et brillant,
Comme la poitrine d’une femme,
A l’étroit dans sa robe fuseau.

Satin victorieux,
Quand à force d’appétit,
Vos doigts œuvrant à ma rédition.
Les salves de foutre,
Viennent souiller votre visage,
Illuminé par un goût de victoire,
Au reflet nacré.

Satin vengeur,
Quand tu te relèves,
Et te dirige vers le bar,
C’est pour mieux observer,
La meute des hyènes en rut,
Qui rôde autour de l’autel,
Avant de fondre sur le supplicié.
« Tu veux un verre chéri ?... »


…Salope !

dimanche 10 février 2013

Pedestre

Discret,
A la rencontre de son alter ego,
Il se glisse audacieux,
Pressant pour se faire reconnaître,
Il caresse avec insistance,
Dans son regard, la surprise.

Lubrique,
Il serpente au contact,
S’élevant indiscret,
Vers d’autres sommets,
Pour plonger vers l’indécence,
Sur sa bouche, un sourire.
Inquisiteur,
Il pique, Il écarte, il ouvre,
Il s’immisce au plus près de l'intime,
Se pressant flatteur sur la virilité,
Savourant  le désir qui se tend,
Sur sa langue, la faim.

Et sur la vôtre,
Comme une réponse à vos envies,
Ce goût délicieux de victoire,
Gage de ces plaisirs à venir,
Ostensiblement revendiqués ...

« Le pied ! »

lundi 4 février 2013

Fœtal !


La peau laiteuse,
La ligne est belle,
Les courbes harmonieuses,
Le corps ramassé sur les genoux,
Offre sa nudité,
Aux regards connaisseurs.

Comme sur un pied d’estale,
Nichée entre les cuisses mâles,
Elle œuvre avec application
A pomper un sexe qui s'offre à elle,
Déjà tendu par le désir.
Le dos ondule,
La main  posée sur la queue,
Branle avec application, 
Quand la bouche,
Vissée à son extrémité,
Semble avec abnégation,
Vouloir en aspirer le contenu.

La position est humble,
Mais non sans malice,
Le regard contemple,
Ce visage proche de l’abandon,
Quand planté au fond de sa gorge,
Le sexe gonflé de désir,
Vibre comme un volcan.
Si elle reprend son ouvrage,
Avec une vigueur décuplée,
Et relâche sa proie,
De sa bouche vorace,
C’est pour mieux savourer, 
Le sirop de la victoire,
Qui gicle brûlant,
 Sur son visage rayonnant.

Ô Madame,
Si par un heureux hasard,
Nous devions à nouveau nous croiser,
Alors pour admirer vos courbes,
Et savourer la tendre perversité de vos désirs,
A mon tour, je veux bien être….
…Votre proie!

dimanche 27 janvier 2013

Des mots!

« Une fois seulement ! »
Moment d’espoir,
Quelques mots pour exprimer,
L’envie de se sentir revivre,
Dans le désir d’un corps à corps,
Monôme.

« Jusqu’à 1000 ! »
Moteur de nos envies libérées,
Des mots pour partager,
Les moments qui comptent,
Et égrener nos désirs,
De vibrer encore,
Mot à mots.
« Salaud ! »
Dans le doute et la peur,
L’anonymat des messes basses,
Les mots qui blessent,
Les mots de trop,
Mauvais !
« J’arrête tout !»
Quand on les croit indélébiles,
Effacer les mots,
Pour en finir,
Et oublier les maux.
Maudire!
Photo Geoffrey James

« Explique-moi ! »
Trouver les mots justes,
Ceux qui apaisent,
Des mots pour redonner le goût,
Et de la paix,
Trouver le rameau.

« Encore !»
Car ils ne seront pas les derniers,
Crier les mots crus,
Animaux en duo,
Vibrer et mourir de plaisir,
Et pour fin mot de l'histoire,
Conclure à mots doux….
« Fais-moi l’amour ! »

mardi 22 janvier 2013

Pinée


« Je m’suis bien fait pinée !... »
Une phrase spontanée et légère,
Pour conclure une soirée libertine.
Insouciante nonchalance d’une jeune femme,
Croisée nue au détour d’un corridor coquin,
Habillée de ses seules lunettes.
Joli petit cul plein de fraîcheur,
Suivi d’un aréopage de jeunes coqs.
Guidés par leur queue en pâmoison.

Prendre ou se laisser posséder,
S’offrir à la caresse omniprésente,
Aux baisers gourmands,
A ces langues curieuses,
De l’intimité de ses lèvres,
A l’orée d’un con juteux,
Qui crie son désir femelle,
Et réclame l’empreinte d’une queue.
Branler ces queues raides et chaudes,
Qui s'aventurent sur sa peau.
Sucer, avaler, pomper avec appétit,
Celle qui s’offre à sa bouche.
Des doigts pour pincer ses seins,
Ces mains sur ses hanches,
Pour la guider vers ce pieu tendu,
Qui l'écarte sans résistance,
Et trouve sa place entre ses reins.
Le pilonnage profond,
Et sans concession.
Fait danser son cul,
Dans un galop viril.
Pendant qu'un cavalier cosaque,
Viril équilibriste,
S’accroche à sa crinière,
Et défonce d'un trait,
Son petit anneau gourmand,
Avec son chibre turgescent.
Alors fourragée de toute part,
Étouffée par ce gland dodu,
Qui visite ses amygdales,
Le cul et le con remplis,
Elle sent la vague sourdre en elle,
Implacable comme ces queues qui la liment,
Bataillant dans un corps à corps aveugle,
Pour la posséder sans pitié.

Baise implacable,
Qui réclame son apothéose,
Un râle long et puissant,
D'un corp qui se cambre,
Cris mâle du bûcheron lançant la cogné,
Les salves de foutre,
L’inonde de leur chaleur,
Mélangeant leur saveur nacrée,
A ce jus femelle, 
Qui coule entre ses cuisses.
Quand d’une main ferme,
Elle saisit et étrangle les balôches,
Qui valsent devant ses yeux,
Ce n’est que pour mieux être noyée,
Par des salves iodées, 
Au gout de victoire,
Qui giclent puissantes,
Au fond de sa gorge.
« Putain, c’est bon ! »

Oui mademoiselle,
Sans nuls doutes, ce soir,
Vous fûtes bien pinée…
….Revenez!

vendredi 18 janvier 2013

Vocal


A ton oreille,
Elle te réveille,
Et t’accompagne,
Comme une compagne.
Elle est belle,
Quand elle t’épelle,
Et de ce charme,
Tu te pâmes.
A la porte,
Elle t’emporte,
Quand à ces ordres, tu cèdes
Elle te possède,
Ou t’inspire,
Avant que tout ne chavire.
Car si elle réclame,
Toi, tu te damnes.

Elle te prend,
Elle t’attend,
A toi qui te donne,
Dans ta tête, elle pilonne,
Comme la braise,
Où l’amant qui te baise,
Elle entend les soupirs,
Et t’appelle au plaisir,
« Donnes ! »
Dans ton corps, elle raisonne,
Et quand la vague t’éblouit,
De ton absence, elle jouit
A ton plaisir, elle voue un culte,
Celui d’un corps qui exulte,
Elle est pour toi,
Cette voix,
…Ecoute la !

samedi 5 janvier 2013

Dans ton regard

Sous tes doigts,
La chaleur qui diffuse est douce,
Sous la peau,
Elles roulent l’une contre l’autre,
Dans son regard, une question.
Dans ta paume,
Le sac pèse,
Tandis que ta main remonte lentement,
Les plis frottent contre ta peau,
Dans son regard, un sourire.

Au creux de ton poignet,
La raideur se dresse.
Derrière elle, les doigts se referment,
Faisant de ta main un fourreau.
Dans son regard, un consentement.

Dans ta main qui enserre,
La colonne palpite doucement,
Quand en remontant,
Elle en suit les irrégularités.
Dans son regard, le trouble.

Entre tes doigts,
L’extrémité semble s’échapper,
Partir en sens inverse,
Et dévoiler de son capuchon,
Un cyclope,  tête profilée et lisse.
Dans son regard,  la faiblesse.
Quand la main atteint la base du pieu,
Et repart à contre sens,
Remontant en butée jusqu’au gland,
Va et vient entêtant,
Du piston dans sa culasse.
Dans son regard,  la soumission.

Alors quand sous ta main,
La queue se dilate à vouloir exploser,
Et que le grand chauve pleure sa première larme,
Tu plonges pour l’avaler,
Dans son regard, la reconnaissance,
…La faim !