mardi 30 août 2022

En cage

Métal glacé,
Enfilé lentement sur ta queue,
Puis l’une après l’autre,
Tes testicules poussées dans l’anneau,
Qui passe derrière tes bourses
Enserrées.

Comme un masque de fer,
Serpent prêt à cracher son venin,
Tube d’acier venant gainer ta verge,
Laissant apparaitre derrière les barreaux,
Ton gland décalotté,
Prisonnier.

Cliquetis du cadenas,
Liant l’anneau et la cage,
Dernier claquement métallique,
Cadenassé,
Entre ses doigts, la clé de ta liberté,
Possédé.

Dans son regard, le pouvoir,
Sa main qui soupèse le lourd attelage,
Ses doigts qui jouent avec tes bourses,
Et viennent caresser le gland enfermé,
Ton désir qui grandi,
Comprimé.

Voudrais-tu jouir ?
De cette langue vicieuse,
Qui vient te titiller,
Sur cette vulve ouverte et juteuse,
Qui vient se branler sur ce gode d’acier,
Frustration.

Remettre son pantalon et sortir,
Ce soir, à chacun de tes mouvements,
Humiliation et désir,
Femelle allumeuse,
La cage se rappellera à toi,
Emprise.

Jusqu’à quand ?
Désir, elle seule le sait,
Penses à cette petite clé dorée,
Pendue entre ses seins,
Comme ton sexe à ses desseins,

Perpétuité !


jeudi 17 février 2022

Coupables indécences


Pour toi, 
Je veux ces pensées inavouables ,
Ces images qui te semblent étrangères,
Mais qui t’attire irrésistiblement  
Comme un papillon vers la lumière,
A révéler ton moi profond,
Âme femelle souillée de stupre,
Vision primale qui s’imprime dans tes pensées
Coupable renoncement à ta morale,
Ose ces rêves d’indécence
Que tu ressens physiquement
Comme des mains possessives
Qui écartent tes cuisses
Et ferment ce collier sur ta gorge offerte.

Prononcés d’une voix douce ou impérative,
Durs, crus ou vicieux,
Laisse-toi envahir par mes mots,
Qui s’immiscent jusqu’au creux de tes reins
Comme le gong vibre au coup de marteau 
Paroles qui déshabillent et te font sentir nue,
Ou te plient pour révéler en toi âme soumise 
Plaisir étrange de cet envoûtement,
Qui possède ton corps
Petite pute prête au sacrifice de son corps
Pour ces plaisirs lubriques,
Qui tendent la pointe de tes seins
Et mouillent ta culotte,
Avant de me l’offrir.

Inquisiteur,
Pour toi je veux être implacable,
Pouvoir prendre ton corps,
À tout moment et sans préavis,
Doux ou sauvage,
Ma main comme instrument de pouvoir
A posséder ce corps territoire
Sur lequel je veux graver mon empreinte.
Sur ta peau rougis,
Comme au fond de ton sexe
Doigté avec énergie
Ou limé par mon sexe érectile.
De toi,
Je veux le parfum de nos indécences,
Délicieuse odeur de stupre
Qui t’habille si bien
Seins tendus de désir
Con qui suinte sa mouille,
Chienne, tu sens le sexe,
Et c’est au chant de tes cris,
Que je veux te bucheronner,
Outrage implacable et endurant,
Pour te mener à ces jouissances,
Qui submergent ton corps,
Pantin secoué de spasmes incontrôlés,
Baptisé de mes salves de foutre,
Chaudes et gluantes.

Ma chienne,
Mon objet de plaisir,
Bois sans retenue ce calice que je te tends,
Goûte cette indécence perverse,
Comme une délicieuse vibration,
Sens-la se diffuser dans tes veines,
Et enflammer tes sens.
Victime consentante à mes tourments,
Laisse-moi …

… Te violer !

dimanche 2 janvier 2022

Maison close

Dans cette maison bourgeoise,
On entre sur sa bonne figure,
Un lanterneau rouge éclaire faiblement le vestibule.
Au vestiaire, un sourire vous accueille,
Et vous déshabille pour vous mettre à l’aise,
Tenue correcte exigée.

Au rez-de-chaussé des salons baroques,
L’assemblée badine un verre à la main,
Canapés drapés de velours,
Au mur estampes et nus évocateurs,
Hôtesses qui déploient leurs charmes,
Dans des tenues légères et coquines,
Enveloppées de parfums capiteux,
Enflamment les esprits de leur ramage frivole.

Dans la semi pénombre de la bibliothèque
C’est assis dans de profonds fauteuils en cuir,
Que les invités savourent le spectacle,
Dans les volutes des cigares qui se consument,
D’un adonis en rut, 
Attaché sur une table basse,
Soumis aux délicieux outrages,
D’une amazone qui le chevauche,
Et s'empale lentement,
Sur son sexe turgescent.
Quelques mots susurrés à l’oreille,
Doux comme une cuillère de miel,
Coquins à souhait sur des lèvres gourmandes,
Des regards qui brillent et se figent,
Désir qui se tend,
Les doigts se promènent et caressent,
Glissant sur la peau révélée,
Aux limites des interdits.

Dans l'ivresse des sens,
Une main ou une laisse qu’on accepte, 
Et vous emporte à l’écart,
Vers les étages ou dans les caves,
Selon qu’on cherche le paradis ou l’enfer,
Dans une marche hypnotique,
Où les formes dansent sous leurs atours,
Et les corps se frôlent.
Suivant le tenancier qui les guides,
Le couple éphémère marche lentement,
Laissant un désir troublant s’aiguiser.
Dans ce corridor étroit,
Qui mène aux alcôves,
Les tapis sont épais pour étouffer les pas
Sur chaque porte un nom, 
Une destination envoutante.

Dans ce lieu de passage,
On entend rires et gloussements, 
Cris et  gémissements qui on l’imagine,
Mènent au plaisir animal,
Concert délicieusement orgasmique,
De ces Jouissances partagées,
Qui renforce ce désir vital,
De plonger dans le stupre.
Après avoir allumé la pièce,
Qui a vu tant de rencontre
Le guide laisse passer le couple,
Avec un regard complice,
Non sans tendre la main,
Pour réclamer son obole,
Avant de refermer délicatement la porte,
Laissant la place à l’imagination,
Du client qui vibre déjà.


Qu’aura-t-il choisi ?
Le luxe baroque d’un boudoir bourgeois,
Pour le plaisir de délacer un corset,
Le rustique d'une chambre mansardée,
Où trousser une fille à la chair de lune,
L’univers exotique du cabinet japonais,
Et savourer les arts d'une geisha,
La salle de torture d’un donjon moyenâgeux,
Et se soumettre à la question,
Qu’importe, il est temps de jouer la partition...

...Viens chéri !


x

samedi 18 décembre 2021

Ta petite culotte


Sous-vêtement révélé,
Frêle barrière pour dissimuler l’intime,
Qui souligne tes courbes,
Et laisse espérer des valons secrets,
Masque éphémère,
Pour révéler ce qu’il cache,
A glisser en douceur,
Ou candidat au sacrifice libératoire,
Sur le fil bleuté d’une lame aiguisée.
Un doigt au-dessus,
Pour suivre une ligne sur ta peau,
Et glisser sur ta raie,
Caresse subtile au-dessus de ta perle,
Lente et répétitive,
Doucement entêtante,
A révéler la moiteur,
D’un désir qui s’éveille,
Qui t’ouvre comme un coquillage,
Au son d’un soupir lascif.
Une main ferme,
Pour tendre cette bande le tissu,
Qui glisse entre tes cuisses,
Révélant un peu plus le relief,
De tes lèvres juteuses,
Excitées par tant d’audace,
Et s’imprègne de ce miel,
Que tu ne sais plus retenir,
Comme on presse un fruit mur,
Auréole ouvrant une fenêtre sur l’intime.
Une main pour plonger sous les lignes,
Par devant ou derrière,
Intrusion autoritaire,
Plongée pénétrante en eaux troubles,
Fouille possessive et obscène,
A t’arracher un feulement de chatte,
Et ce regard concupiscent,
Qui vaut consentement.

Une barrière à relever,
Quand le désir fauve se veut possessif,
Mon sexe bandé glissé sous le coton,
Qui décalotte et flatte le gland,
Dans son va-et-vient à couvert,
Allier en caresse dans ce huis-clos,
Et presse à te posséder.
Ceinture maintenue autour de tes fesses,
Tissu maltraité pour t’imposer,
Le rythme et la profondeur,
De mes coups de queue,
Piston en plongée dans son bain de stupre,
Symphonie de clapots et de cris,
Qui mènent à l’hallali éruptive.
D'une baise masquée.

Nid tiède de notre abandon,
Réceptacle de nos jus acidulés,
Qui se collent à ta peau,
Et transpire de cette toile déformée,
Témoignage d’un forfait adultère,
Offre-moi ta culotte ma chienne,
Laisse-moi humer ce trophée encore tiède,
Qui exhale avec insistance,
Le parfum délicieux de nos jouissances …
… Mêlées

samedi 27 novembre 2021

Nuit d'ivresse


Cette nuit
De tes beaux atours,
Je te plumerai patiemment,
Mes doigts gourmands,
Glissant sous tes dessous affriolants,
Pour révéler un à un,
Tous tes secrets féminins.

Cette nuit,
Encordée à cette couche,
Un bâillon sur la bouche,
A la merci de mes envies
Assorties de caresses et de sévices
Sur le grain de ta peau,
J’écrirai ma partition escargot.

Cette nuit,
Sur ton corps
A la plume et avec mes cordes 
Je tracerai tes lignes femelles,
Pour emprisonner tes ailes,
Libre de pincer tes seins,
D’imprimer l'empreinte de ma main,
Oh cette nuit,
Fouillant la moiteur de tes désirs,
Je veux entendre les cris et le râle de tes plaisirs.
De ces assauts conquérants te laissent défaite
Ma queue obscène se pâmera sur ta raie,
Devant ce sexe ouvert par tant de jouissance,
Béance qui bave ma semence.

Oui, cette nuit,
Maestro de tes sens,
Fruit de mes indécences,
Ton corps femelle pour piano,
Meurtri de mes assauts,
S’élèvera ce parfum de nos chairs envoutées,
D’ivresse et de sexe débridé.
Cette nuit enfin,
Le gout du foutre sur ta langue
Le corps rompu de fatigue,
Sur cette couche de chienne,
Tu retrouves le tintement des chaînes,
Qui pour cette trêve t’accompagneront,
Sereine dans ton abandon.

Cette nuit sera multicolore
Tu viendras femme,
Tu te sentiras pute,
Et tu seras chienne,
Et au bout de cette laisse,
Assurément …
… Tu seras mienne.

mercredi 10 novembre 2021

Tandem

Inconnues l’une pour l’autre
Au centre du jeu pour une soirée
Soumises aux ordres de leur maitre
Complices dans ce destin qui les lie.
Vivre au plus près, 
Dans l’épreuve,
Les émois de l’autre.
« Savoure, tu seras aux premières loges! »
Privé du regard
Corps dénudés qu’on rapproche
Liens qui enlacent et se referment
Contact imposé,
Dans ce face à face indécent
Où les corps se mêlent,
Les formes femelles se révèlent,
et s'impriment.
« Imprègne-toi de ce corps qui s’offre »

Dans cette obscurité partagée,
Comme un murmure à l’oreille,
Le son d’une voix qui interroge,
Le souffle d’une respiration rapide,
Le parfum capiteux qui exhale,
La chaleur moite d’une peau douce
Qui caresse à chaque mouvement fébrile
« Sens l’inquiétude monter en elle !»
Au son des sévices infligés,
De main de maitre,
Le souffle se syncope ,
Au rythme des lanières
A chaque claquement sur la peau,
L’onde se propage dans ce corps,
Qui se tend et se relâche
Le cri qui l’accompagne,
Entre surprise et douleur.
Est toujours plus intense,
Bientôt sans retenue. 
« Ressent comme elle se libère »
Quand la main remplace le cuir
C’est pour plonger dans l’intime,
Et fourrager sans ménagement,
Les orifices de la suppliciée,
Les mots sont crus,
Les cris indécents et délicieux,
Le parfum de stupre s’élève
Quand la mouille inonde les peaux
Dans un dernier sursaut,
Un long râle de plaisir s’échappe
Le corps tremble,
De ces vagues qui submergent
« Ecoute ce corps qui raisonne!»

Lentement ta complice s’apaise,
Soulagée et reconnaissante.
Tu étais spectatrice,
Maintenant…
…A ton tour !






samedi 16 octobre 2021

Plaisir buccal

Avec tes lèvres humides
Désir gourmand à peine contenu ,
Avant même le frémissement du premier contact,
Dans la douceur d’un baiser,
Imprègne-toi de sa chaleur,
Découvre un territoire sensible,
Effleure sa surface fragile et lisse,
Parcoure-le sur toute sa longueur,
Sur toutes ses faces,
Met le à nu tant qu’il se révèle,
Sens-le se pâmer comme tu l’éveilles,
Palpiter comme il s’emplit de désir,
Tendre allumeuse.
Avec ta langue,
En rechercher la saveur,
Serpentine pour le taquiner,
Enveloppante pour te l’approprier,
Révèle ses secrets avec application,
Gourmande pour en faire son lit,
Révèle ce gout de stupre,
Lape-le comme une chatte,
Autant qu’il se dresse,
Décalotte-le avec patience,
Chauve et lustré,
Si doux sous tes papilles,
Vicieuse.
Dans ta bouche,
L’envelopper avec douceur,
Le recouvrir comme pour lui faire un lit,
L’aspirer pour l’appeler au plus profond,
Le branler pour le durcir,
Le presser comme pour le garroter,
Sent comme il se tend,
Et t’ouvre toujours plus.
Suce-le pour t’en imprégner,
Salive pour mieux en savourer les sucs,
Pompe pour en appeler le jus,
Et révéler sa première larme,
Lubrique salope.
Dans ta gorge,
Au plus profond,
Laisse-toi envahir,
Pour t’en gaver jusqu’à la luette,
Et même au-delà,
Ouvre grand ta mâchoire,
Avale sans rechigner,
Englouti à t’en étrangler,
Possède-le jusqu’à la garde,
Laisse-le faire son trou,
Pour lui, ne soit plus qu’un orifice à baiser,
Accueillante esclave.
Mais au final,
Savoure le moment de ta victoire,
Quand dans un râle,
Le colosse turgescent éructe, 
Reçoit son jus,
Boit ses salves de foutre,
Lave chaude et acidulée,
Explosion de saveurs,
Qui déborde à la commissure de tes lèvres,
Lèche pour ne rien perdre,
Avale et sourit,
Le devoir accompli,
Bonne travailleuse.

Petite pute.
Dans ta bouche,
Prend cette queue avec appétit,
Applique-toi à la tâche,
Lubrique et indécente à réveiller le désir mâle,
Opiniâtre et attentive au plaisir qui s'impose,
Et savoure…
…Ma jouissance !