Je dépose mes désirs,
Comme d'autres rangent leurs idées,
De peur de les perdre,
Tant parfois, elles sont éphémères,
De peur de les perdre,
Tant parfois, elles sont éphémères,
Accessibles ou impossibles.
Sans artifice,
Et surtout sans tabou.
A nous les rôles principaux
Dans ces duos ou plus,
Qui nous verrons nous aimer,
Au corps à corps.
J’y note des lieux,
Qu'ils soient intimes ou publics,
Qu'ils soient confinés ou vastes à l'infini,
Car sans théâtre,
Il n’y a pas d’espace pour aimer.
Parfois la scène,
Dégage une telle âme,
Qu’elle en impose ses règles,
A ce huis clos,
Qui recueillera nos joutes.
J’y lance des trames,
Car à toute bonne pièce,
Il faut cette entame,
Ce fil conducteur,
Qui capte l’attention,
Et lance les acteurs,
Dans le rôle qu’ils tiendront à la scène,
Libres de leur improvisation,
Mais qui les mènera inéluctablement,
Vers l’apothéose du plaisir.
J’y imagine les costumes,
Dans les plus intimes détails,
La nature, simple ou complexe
La matière rude ou délicate,
Accompagnés ou non d'accessoires.
Car il en va de la crédibilité du rôle,
Que de pouvoir inscrire en image,
Dans les yeux de son
partenaire.
Et donner corps à son désir,
A ses sensations les plus intimes.
Dans ma boite,
J’y dépose même le final
Car que serait un spectacle,
Sans ces moments flamboyants,
Qui laissent les acteurs épuisés et heureux,
Et qui, longtemps après la chute du rideau,
Restent dans la mémoire de ceux,
Qui les ont vécus corps et âmes,
Allez Madame,
Bousculons nos habitudes,
Enflammons nos sens,
Montez sur les tréteaux,
Il est temps pour nous de jouer.
Plongez votre main dans ma boite,
Retirez-en notre partition,
Et donnez-moi la réplique,
Car au théâtre de nos amours
Je veux être votre...
... Molière!

































