lundi 22 octobre 2012

Capillaire

Une coupe pour se refaire un moral,
Féminin.

Une vague délicate à caresser,
Désir.
Photo Robert Farnham
Une mèche pour se faire un jeu,
Mutine.
Une crinière qui s’ébroue,
Sauvage.
Une prise pour te conduire,
Docile.
Un nid pour m’enivrer,
Tendresse.

Alors Madame, 
Une certitude,
Avant d'échapper vos amours infidèles,…
… Recoiffez-vous !





lundi 15 octobre 2012

Manuelle



A la caresse,
Elle s’abandonne.
Dans un demi-sommeil,
Elle voudrait rendre cette tendre attention,
Mais il est insaisissable,
La main est toujours présente,
La sensation entêtante,
Délicieusement indécente,
Comme elle aime être réveillée.
Alors elle s’ouvre,
Comme une fleur au petit matin,
Humectée de rosée,
S’ouvre à la chaleur des rayons du soleil.

 Photo mplsStudio

Il est son soleil,
Familier,
Précis,
Alors elle s’abandonne,
Relève toutes ses défenses,
Monte sur ses genoux,
Ostensiblement,
Lui offrir sa croupe,
Comme un cadeau,
Cette offrande qu’il aime tant.
La caresse outrageante reste précise,
Elle espère,
Une langue pour la fouiller avec douceur,
Une queue pour l'emplir d'extase,
Mais mâle, il sait être tyrannique,
Et seule la main continue son œuvre assassine.

Esclave de sa concupiscence,
Elle ne peut y résister.
Les doigts inquisiteurs emportent sa raison.
Quand la vague monte,
Elle ne peut plus résister,
Son corps est pris des spasmes de sa jouissance.
Etouffée par l’oreiller,
D’un râle profond,
Elle hurle sa défaite.
Cette main désormais inondées de cyprine,
A eu raison de sa volonté,
Il est si doux de jouir sous la couette au petit matin.
Elle le voudrait encore, plus près
Mais dans son nid douillet,
Elle est seule avec son plaisir….

….Solitaire!

mercredi 10 octobre 2012

Possession



Photo Sylvio Testa

Sur sa proie,
Gourmande,
Femelle,
Indécente,
Volontaire,
Lubrique,
Carnassière,
Avec abnégation,
La louve s’active.
A l’écoute des soupirs.
Sur la peau nue,
Avec ses doigts agiles,
Caresser,
Claquer,
Griffer,
Enserrer,
Branler,
Pénètrer,
Obscènes,
Mais toujours, 
Tendre salope,
Attentives,
Aux vibrations de ta victime,


De sa bouche,
Embrasser,
Lécher,
Mordiller,
Engloutir,
Aspirer,
Pomper,
Chienne, 
Avide de cet instant,
Où l’ivresse emporte la raison.
De ce corps tendu de plaisir,
Se faire un jouet,
Surplomber,
Se frotter,
S’empaler,
Se branler,
S’emporter,
S’enflammer,
S’inonder
Et diablesse,
Au royaume de Sodome,
Exulter de ce pouvoir,
Jouir.

Sur la peau attendrie,
S’abandonner enfin,
Le ventre en feu,
Le con dégoulinant,
L’esprit étourdi,
A l’apaisante langueur,
D’un corps d’amant par toi,
Maîtresse dévouée, …

...Possédé !

lundi 1 octobre 2012

Liée


Par audace,
Se faire le défi,
Repousser ses limites,
Et s’abandonner à dessin.
Car sur votre nudité,
Elle se joue des convenances.
Simple à sa naissance,
Rude par essence,
Elle s’enroule avec patience,
S’immisce avec  indécence,
Brûle à son passage,
Se noue avec élégance,
A la recherche d’un esthétisme.

Possessive,
Elle vous ceint,
S’accroche comme on retient.
Affectueuse, elle vous étreint,
Se tend dominatrice,
Toujours présente,
Enflamme par sa présence,
Laisse sa marque,
S’imprime dans la mémoire.

 

Soumise,
Elle vous laisse impuissante,
A en perdre la raison,
Mais libère l’esprit,
A en espérer l’autre,
Appelant à la possession,
Vous liant corps et âme,
S’offrir impudique,
Pour recevoir la caresse apaisante,
Glisser vers le plaisir,
S’ouvrir sous le joug,
Jouir sans limites,
Un accord parfait.
 

Madame,
Venez en confiance,
Comme une sirène,
Cette corde vous appelle,
Alors ne résistez pas,
Offrez-lui …

…Vos poignets !

mercredi 26 septembre 2012

Spectateur



A la dérobé,
Derrière la lucarne,
Le rideau s’écarte,
Un regard se fige sur le tableau qui s’offre,
Un esprit s’évade s’imaginant de l’autre côté,
Une bouche s’assèche d’un appétit naissant,
Une main s’égare pour retrouver la place,
Une virilité se dresse derrière la toile,
Devant ce spectacle libertin, le désir renait.

Dans le reflet de cette mosaïque de verre,
A l’abandon, pieds et bras en croix,
Des mains qui caressent,
Un doigt qui presse,
Une langue qui se délecte,
Une culotte qui s’écarte,
Un cul qui s’empale,
Un torse dévoilé qui se pâme,
Et dans ce plaisir qui enflamme.
Un râle qui s’élève.

Étrange sensation que d’être spectateur,
De son propre plaisir ou de celui des autres.
Mais observée sur cette scène libertine,
Vous étiez délicieusement impudique,
Amazone chevauchant mon vit turgescent,
Par vos caresses licencieuses patiemment dressé.
Alors toute à satisfaire votre soif de stupre,
Vous nous emportiez par votre fougue,
Vers un maelström de plaisir,
 Spectacle sauvage et délicieusement …



Lubrique !…

dimanche 16 septembre 2012

Petit déjeuné


« Bonjour !... »
A la table du petit déjeuné,
Légère insouciance de l’être,
Elle arbore avec désinvolture,
Comme une seconde peau,
Sa chemise trouvée au pied du lit,
Les pans largement ouvert,
Sur sa nudité épanouie,
Un peu à lui.
Ce doux contact sur sa peau,
La réchauffe de sa présence,
Comme la tasse de chocolat fumant,
Qu’elle tient dans ses mains.
Chaque  gorgée qu’elle s’accorde,
Diffuse une chaleur apaisante,
Dans son corps de femme,
Comme ses caresses d'amant.
Un peu en elle.

Le croissant  frais,
Comme un appel à la gourmandise,
Craque sous ses dents,
Dégageant les saveurs beurrées,
Des dimanches de l’enfance,
Et laisse à la commissure des lèvres,
Ces quelques miettes,
Qu’une langue gourmande,
Recueille avec application,
Comme cette première goutte qu'elle revendique,
A la pointe de son sexe patiemment érigé.
Un peu pour elle.

La pain doré craque au passage de la lame,
Allongeant cette pellicule colorée,
Parfois au-delà des limites de la décence.
Ramassée par un doigt gourmand,
La confiture coule sur la peau
Avant que de se trouver capturée par des lèvres
D’une bouche avide de douceur,
A une autre désireuse d'attentions,
Et se rappeler ses outrages délicieux,
Un peu pour lui.

Eveil des saveurs,
Que seules deux bouches peuvent révéler,
Délice de tendresses d’un tête à tête gourmand,
Réveil des appétits à l’aube naissante,
Et que les rayons du soleil pointent,
Sur les reliefs d’une nuit d’amour,
Urgence à dévorer la vie,
Rattraper le temps de quelques heures endormies
Un peu de lui.

Alors en se levant,
Elle lui prend la main,
« J’ai encore faim. Viens me faire l’amour ! »
Et l’entraine vers le lit,
Encore défait des combats de la nuit,
Abandonnant  avec indolence sa chemise,
De son désir femelle désormais…

…Imprégnée!..

samedi 8 septembre 2012

Alisés



Au soir de cette journée d’été,
Sur ma peau enfiévrée,
Glisse un souffle léger,
Une caresse rafraîchissante,
Sur ma nudité exposée,
A vos désirs oniriques.

Photo John Tisbury

Il n’est que ce vent ami,
Pour venir apaiser les feux,
Qu’une prêtresse pyromane,
A décider d’allumer,
Dans mon corps,
Pour s’en faire un festin.

Ô vents alizés,
Qu’elle est douce,
Cette brise immatérielle,
Qui glisse indiscrète son onde apaisante,
Jusqu’à  mes bourses étranglées,
Par un anneau oppressant.

Venez, brise salvatrice,
Exacerber autant qu’il se peut,
L’évidente indécence de ce brasier,
Dégoulinant  sa lave enfiévrée,
Qui enfourne avec vigueur,
Ce mat gonflé de ma sève,
Par vos caresses lubriques.

Oui, Madame,
Ouvrez grandes les fenêtres,
Laisser venir cette délicieuse fraicheur,
Sur mon  corps entravé,
Par vos appétits carnassiers,
Libérant sans pudeur,
L’écho de nos jouissances.

 …Estivales!