samedi 8 janvier 2011

Docile


Tend tes mains derrière ton dos,
Offre-les à ce cordage,
Non, ne souffle mots,
Laisse toi aller à mon bon plaisir,
Obéis!


« A genou!.. »
J'aime aller à la rencontre de ta bouche
Qui d’un Ö vorace voudrait m’engloutir.
Lèche-moi avec application,
Tend cette de colonne de chair,
Pour que doucement, elle s’éveille au plaisir.
Caresse là avec ta crinière, avec ta peau.
Hume ce parfum de stupre qui te fait frissonner,
Caresse avec ta joue cette chaude raideur,
De ta langue pointilleuse,
Mets à nu ce gland pour qu’il sente ton souffle
Lape ce frein qui se tend.
Prendre moi en bouche
Laisse ma main sur ta nuque te donner le tempo,
Pour qu’en rythme,
Jouant de ton aspiration comme du plat de ta langue,
Tu m’offres cette sussion délicieuse.
Avale ce gland qui force ta luette,
Et garde-moi au fond de ta gorge,
Jusqu’à en perdre le souffle
Je me retire alors pour passer derrière toi.

« Relève-toi, maintenant ! »
Je veux caresser la ligne de ton corps,
La suivre jusqu’au creux des reins,
Passer le rebond de ces fesses,
Qu’une main ou un cuir pourrait venir taquiner,
Admirer l’arrondi de ces hanches, invitation à te saisir,
Reprendre depuis ton pied la courbe de ton mollet,
Sauter le genou pour glisser vers l’intérieur de tes cuisses,
Rejoindre du plat de la main cette croupe déjà luisante de désir,
Écarter tes jambes,
Forcer ta cambrure,
Venir cueillir ta rosée avec ma bouche,
Dénicher ta perle nacrée et la mettre à nu,
De mes doigts ouvrir la voie, attendrir tes barrières,
Pour qu’au moment où toute tes défenses cèderont,
Prenant à pleines mains tes seins dressés vers l’horizon
Je puisse d’un trait te posséder au plus profond,
Emplissant ton ventre d’un tsunami tempétueux,
Qui emportera tes forces dans un râle de jouissance.
Alors je t’inonderai de ma sève chaude et liquoreuse.

Comme encore planté au fond de ton intimité,
Je dépose un baiser entre tes omoplates,
Heureux de te savoir comblée,
De ton rêve d’être de moi …

…La soumise

mercredi 5 janvier 2011

Fait divers

Ce matinA la radio,
Un drame,
Envie de comprendre,
Envie de crier !

Ce matin
Un être qu’on ne sait nommer,
Une jeune vie pleine de souffrances insondables,
Une fleur avec ses joies simples,
Une âme si difficile à comprendre,
Une petite fille est partie pour le pays des anges.
Elle aurait pu s’appeler Juliette.
Nul ne saura si elle a souffert
Ou si elle s’est envolée soulagée.


Ce matin
Un homme seul pour soutenir les murs d’une vie,
Un homme marié et pourtant désespéré de solitude,
Un père s’est coupé un pied pour se libérer d’un boulet.
Un homme a commis l’irréparable,
Pourtant je ne peux l’accabler,
Il a échangé une souffrance quotidienne,
Contre une douleur éternelle.

Ce matin
Un fait divers
Après une nuit difficile,
J'ai mal et…

…Je pleure !

samedi 1 janvier 2011

Immersion




Sur mon corps usé d’une trop longue journée de travail,
L’eau chaude coule doucement,
Inexorablement le bain se rempli,
Recouvrant progressivement toutes les parcelles de ma peau,
Jusqu’à être complètement immergé.

Alors enfin le silence se fait,
La tête allongée en arrière,
Les oreilles sous la ligne de flottaison,
Les yeux maintenant fermés,
Commence un instant de pure sérénité,
Où le corps engourdi de chaleur se détend,
Où l’esprit dans le silence de l’eau se répand,
Où la bougie diffuse ces senteurs acidulée,
Où la lueur de la flamme vacillante fait danser des ombres sur le plafond.
Alors je rêve…

…Du goût de ce fruit gorgé de soleil que tu déposes sur ma langue,
Du moelleux de tes seins dont tu m’as fait un oreiller,
De ces jambes nues qui enlacent les miennes,
De la douceur de ta main sur ma peau,
De la tendre caresse de tes doigts sur ma virilité déjà émue,
Je vais me dissoudre dans ce bain.
"..Non, ne m’abandonne pas!
Viens me chercher.
Sèche-moi.

Allonge-moi sur une couche accueillante,
Enivres-moi du parfum de ces huiles parfumées,
Masse langoureusement mes muscles rompus de fatigue,
Et, avant que de me laisser plonger dans l’oubli de la nuit...

"…Aimes moi !"

samedi 25 décembre 2010

Un jour, une fois!


Un jour, une proposition insensée,
Une fois, pour se découvrir,
Une fois parce qu’on y prend gout,
Une fois pour s’inventer,
Une fois pour se lâcher,
Une fois pour s’encanailler,
Une fois pour repousser les conventions,
Et à chaque fois,
En garder une image,
Une saveur,
Une sensation,
Et une fois encore,
Se surprendre ...

...À aimer !

vendredi 17 décembre 2010

Andromaque


Allongé nu sur ce lit les bras, il s’est offert à elle.
Alors après avoir promené ses mains sur son corps
Elle passe entre ces cuisses lui caresser doucement ses bourses
Et penche sa tète sur son ventre pour venir l’engloutir.

Elle aime le sucer,
Le branler doucement avec sa main,
Pendant que sa bouche le pompe son gland avec application,
Elle aime sa caresse sur sa croupe offerte
Elle le sait,
Cette queue pourrait lui donner sa sève,
Mais elle a trop envie de la posséder,
Elle veut la donner à son ventre qui clame son attente.
Elle veut la sentir palpiter en elle.
Alors elle l’enjambe,
Positionne sa chatte trempée de désir,
Sur l’objet de son désir si généreusement lubrifié,
Et se laisse descendre doucement sur lui.
Ce gland fait maintenant pression sur ses lèvres,
En force l’entrée avec une divine douceur.
Lentement elle se laisse glisser sur ce pieu.
Elle en ressent toutes les irrégularités,
Comme autant de titillements délicieux.
Doucement,
Plus elle se sent pénétrée,
Plus elle sent sourdre en elle
Cette déferlante qui va l’emporter.
Quand elle arrive en butée,
Elle se sait pleinement possédée.


« …Oui, baise cette queue.., »
« … Prend ton plaisir,… »
« … Laisse-la t’emporter…. »
Et la vague remonte en elle, implacable,
Contractant tous ses muscles à son passage.
Elle ferme les yeux et sa bouche,
Comme pour contenir en elle
Cette jouissance tant espérée.

Quand l’onde s’est apaisée, elle est déjà en manque,
Encore, encore, elle la veut encore
Alors elle reprend sa dance,
Sur cette queue brulante qui la taraude
Oui, c’est trop bon, irrésistible
Cette fois, c’est lui qui insiste
« …Continue. continue et regarde moi,. »
« … Garde tes yeux dans les miens… »
Alors qu’elle poursuit sa dance,
Elle plonge son regard dans ses yeux avec insistance.
Elle aime le voir accompagner son plaisir,
Savourer ce va et vient sur sa queue.
Elle tente de résister à ce chambardement délicieux qui monte en elle
.

« …Laisse toi emporter !..
« ..Ne retiens pas ton cri… »
L'onde puissante résonne en elle comme une apothéose.
Et dans un profond râle,
C’est le regard voilé,
Qu’emportée par la jouissance,
Épuisée, comblé, émue,
Elle s’effondre sur le corps de son amant…

… « Merveilleux ! »

vendredi 10 décembre 2010

Cadeaux

Oui, c’est bientôt Noël!

Alors, paré d’un joli ruban ou d’un cordon un peu rustique,
J’imagine déjà le plaisir que j’aurais,
Comme chaque fois, à essayer de découvrir,
Ce que cache ce joli paquet à mon intention,
En caresser délicatement les formes,
Le prendre à pleines mains pour le soupeser,
Le pincer ou le malaxer pour en évaluer la texture ,
Et enfin, m’y glisser pour en révéler le délicieux contenu.


Madame,
Quand ainsi joliment offerte,

A genoux, le cul relevé, 
Les mains liées à vos chevilles,
Vous vous serez soumise à mon caprice,
Oh vous, mon cadeau …

..Je vous baiserai !

samedi 4 décembre 2010

Cambriolage


Photo trouvée chez SEEKSTHENIGH

Quand au milieu de la nuit,
Je me réveille à vos cotés,
C’est pour être tenaillé par l’envie de vous posséder.
Alors abusant de votre sommeil,
Et de ce corps nu en chien de fusil,
Je me plais à promener ma main sur vos courbes,
Et sentir la chaleur de votre peau sous mes doigts.

Vous me présentez une croupe alanguie
Qui ne demande qu’à s’ouvrir à mon passage.
Alors, d’un doigt j’en écarte les lèvres,
Et m’y immiscer doucement.
Comme j’aime alors entendre votre souffle changer de rythme,
Sentir cette douce humidité vous inonder à nouveau.
Vous demeurez inconsciente,
Mais votre corps, éternel gourmant,
S’ouvre d’avantage pour une caresse toujours plus profonde.
La respiration de votre sommeil se fait gémissement.
Et quand le frisson se fait vague
Vous avez juste le reflexe de m’offrir vos lèvres,
Avant que la jouissance ne vous emporte.

Je me sens tel le gentleman cambrioleur,
Comblé d’avoir pénétré un merveilleux coffre-fort.
Oh madame, rendormez vous.
Je vous assure, ce n'est...

…qu’un doux rêve !