vendredi 1 mai 2015

Solitude


Solitude du soir,
Seule au milieu du lit ,
Elle cherche un regard,
Pour lui dire qu’elle est belle.
Mais elle ne voit que le sien,
Dans la grande glace de l'armoire.
Elle espère une main sur sa peau
Pour réchauffer son âme,
Mais il n'y a que la sienne,
Sur ce corps qui s'offre à la caresse
Photo Gildam3

Ce soir, comme trop souvent,
La couche est  froide.
Désespérément vide d'humanité,
Quand elle espère,
Les mots à son oreille,
La chaleur enveloppante de bras puissants,
La dureté d'une peau mâle,
Contre sa chair laiteuse,
Un désir à dresser,
Dans la pomme de sa main,
Le regard de affamé,
De l'animal prêt à la dévorer.
Le gout de ces lèvres sur la langue,
La passion qui emporte,
Dans un corps à corps délicieux.

Oui ce soir,
Comme bien d'autres soirs,
Elle voudrait s’abandonner en confiance,
Aux délices de l’emprise,
A ces possessions viriles
Qui laissent leurs empreintes sur la peau,
A l’indécence du désir,
Qui coule entre ses cuisses,
A la douleur incandescente de doigts,
Qui pincent la pointe de ses seins,
Aux brasiers de la jouissance,
Martelée sur son bassin,
Possédée par un sexe turgescent,
Qui la chavire dans un océan de bonheur.
Au goût de stupre acidulé,
Qui coule encore chaud,
Au fond de sa gorge.

Hélas, ce soir encore,
Elle glisse sa main entre ses cuisses,
Et se caresse doucement,
En imaginant la main d’un autre.
Jouissance solitaire,
Ersatz qui peine à apaiser le manque
D'une absence qui prend à la gorge,
Triste à en perdre l’espoir,
Seule dans l’obscurité,
Femelle sans son mâle,
Elle pleure de rage,
Son mal d'amour...
….Solitaire!




lundi 20 avril 2015

Collants

Les frimas printaniers soufflent doucement,
Et viennent se glisser sous ta jupe,
Pour réveiller ce petit rien d’indécence,
Qui te colle à la peau,
Comme pour te faire croire,
Qu’une main audacieuse,
Viens jauger ton émoi,
Avant que de t'effeuiller.
Là, debout, les bras en croix,
Ces mains qui t'ont entravé,
Glissent le long de tes cuisses,
Remontent sur ton ventre,
Et savourent le soyeux de ce voile,
Qui te chemise,
Sans rien masquer de ce sexe nu,
Offert à un regard gourmand.

Le souffle de sa bouche sur tes lèvres,
La pression de ses doigts inquisiteurs,
La chaleur de ce sexe érigé qui se pâme,
Tout contre la maille tendre,
N’ont de cesse que d'exciter ton plaisir.
La fine barrière ne te résiste pas longtemps
A ces assauts de désir.
Ils auraient pu être brutaux,
Ces doigts mâles avides de ton corps,
Déchirant sans ménagement  la toile,
En frayant un passage à une queue gaillarde.
Décidée à te posséder d’un trait,
Pour exulter dans une saillie sauvage,
Le plaisir d’un viol consenti.
Laissant sur le tissu tout juste défloré,
Les traces de ce foutre chaud,
Coulant d’une chatte béante de ses émois.

Mais ils furent douceur,
De tes hanches écartant la ceinture élastique,
En accompagnant d’une caresse légère sur ta peau,
La lente descente de ce collant jusqu’à tes pieds.
Ton sexe glabre dévoilé affronte alors,
Les tourments d’une langue serpentine,
Habile à faire rouler ta petite perle,
Et arracher des soupirs de plaisir à ce corps crucifié,
Qui dance ses émois avec langueur.
Tu appelles à la possession,
Jambe relevée pour mieux t’ouvrir,
Et accueillir la douceur de ce gland lustré,
Qui vient se pâmer contre tes lèvres,
Pour en révéler les secrets.
Happée par les abysses de ton corps,
La tendre colonne de chair s’enfonce lentement,
Jusqu'à la garde
Et embrasse ton ventre de mille feux.

Ta chatte palpite sous le va et vient,
Entourant le vit éclatant d’une seconde peau,
Désireuse de le conserver là,
Nichée au plus profond de toi,
En espérant le moment ultime,
Où d’un souffle, 
La déferlante t'emportera,
T’inondant d'un nectar délicieux.
…Extase!

mercredi 25 mars 2015

Pixels


Un mot
Deux, trois puis quatre,
Couchés sur le papier,
Assemblage délicat,
Pour faire de ces moments,
Qui ont fait vibrer nos âmes,
Une image éternelle et puissante,
A faire vibrer toutes les fibres,
De notre corps.

Un après l’autre,
Phrase posée sur le papier blanc,
Comme l’artiste dessine,
A petites touches de pinceau,
Les courbes harmonieuses  de sa muse.
Image délicieuse de ton indécence femelle,
Danse féline à  faire rouler les désirs.
Pulsations  du  corps  qui emportent les sens,
Les mots sont ces parfums
Qui frémissent à tes narines.
Odeur huileuse du chanvre,
Qui se liane sur ta peau.
Fragrance de ce torse mâle,
Que tu humes comme une chatte,
Ronronnant de plaisir,
Quand tes griffes glissent sur la peau,
Parfum de stupre dans les draps,
Qui gardent l’empreinte de nos jouissances.

Les mots te touchent aussi surement
Que ce bracelet serti à ton poignet,
Scelle la marque de l’emprise.
Ils s’immiscent sous ta peau,
Comme ces doigts inquisiteurs 
Glissent sous  le coton de ta  culotte,
Et t'imposent cette caresse indécente,
Mais Ô combien délicieuse.
Qui fait rouler ta perle délicate,
Et enflamme ton ventre.

Abandonne-toi  au pouvoir des mots.
Implacable sexe qui s'impose,
Et emplit ton palet de senteurs lubriques,
Rappelle toi la douce chaleur,
De ce gland sur ta langue,
Qui glisse impérieusement,
Vers le fond de ta gorge.
Quand le foutre chaud,
Gicle dans ta bouche,
Instrument de son plaisir.
Les mots t’emportent,
Dans un tourbillon de saveurs.
Laisse les mots te donner le la,
Aussi surement que tu t’abandonnes,
Aux desseins malins de ton bourreau,
que tu exposes tes flancs,
A la brûlure du fouet,
Ou que tu écartes les fesses,
Pour offrir ton cul à ce sexe turgescent,
Rappelle-toi les cris, les soupirs,
Le chant de nos jouissances,
Qu’accompagne nos jeux d’amour.

Oui, laisse mes mots dessiner nos émois,
Et construire dans tes pensées ,
Cette image concupiscente et indélébile ….
… De nos amours !

samedi 21 mars 2015

Queue


Enfouir ma main dans cette forêt,
Territoire sauvage à domestiquer,
Rugissant silencieusement cette emprise,
Qui pourtant en accepter la promesse.
Rassembler vos cheveux en un faisceau serré,
Les emprisonner dans ce lien de contrainte.
Voilà votre chevelure d’or et d’argent,
Devenus sous mes doigts impératifs,
Ce lien de soumission,
A même de vous dompter.
Photo trouvée chez "Yes, Sir"
A travers la chambre,
Dans sa nudité exposée,
Me voilà cavalier,
Avançant aux cotés de sa monture,
L’emmenant vers des chemins indécents,
Le désir dressé,
Une main sur les rennes,
L’autre flattant sa croupe femelle,
D'un doigt inquisiteur.

A quatre pattes sur le lit,
Tressaillant à la moindre caresse,
Femelle prête à être possédée.
Retenue pour mieux la cambrer,
Assurer la posture nécessaire,
A une franche mise en selle.
Au contact indécent du gland,
La sentir tressaillir ,
 Par ce mâle attribut,
Qui s’immisce entre ces reins,
Quand la main retient fermement cette crinière,
Douce emprise d’une saillie animale.
Main de velours sur votre crin,
Accompagnant avec douceur,
Le tendre va et vient,
De votre con empalé,
Sur ma virilité déployée,
Qui révèle une humide concupiscence.

Votre poitrine,
Libre de s’appesantir,
Accompagne à contre temps,
Le lent tempo de nos accords.
Se lancer sans plus de retenue,
Dans un corps à corps,
A bride abattue,
Bassins qui se culbutent.

Claquement de feu sur les flancs,
Enflammant les sens,
Le cavalier et sa monture,
A l’unisson des plaisirs,
Donnent leurs dernières forces,
Dans une chevauchée haletante.

Jusqu'au dernier sursaut,
Qui cabre la monture,
Emportée par l'onde bouillonnante,
Dans une délicieuse agonie.
Ô Madame,
Que j'aime vous monter à cru,
Et tenir....

.... Votre queue!

jeudi 5 mars 2015

Résistance


Parce qu’inattendue,
Lui, si souvent imprévisible.
Parce que voyou,
Il est prêt à toutes les audaces,
Parce que sans lui,
Tu n’es plus qu’une ombre.
Parce que même quand tu le chevauches,
C’est toujours lui qui te possède,
Parce qu’il commande si bien à tes plaisirs,
Qu'il sait en révéler les secrets.

Parce que derrière ce sourire ravageur,
Sa demande sonne comme un ultimatum.
Car entre la douleur rougeoyante,
 D'une opposition de principe,
Ou la douceur de l’abandon,
Ton choix, tu le sais,
Même s’il est difficile à admettre,
Restera source de plaisir.
Maintenant, tu le sais,
Il te faut prendre une décision,
Incapable de t’opposer plus longtemps,
Esclave de ce rythme entêtant,
Lent et profond va-et-vient,
A la douceur impérative de ce sexe érigé,
Qui implacable enflamme ton corps,
Et fait tomber une à une,
Tes dernières résistances.

Alors, au bord de l’embrasement,
Tu signes les termes de ta reddition,
En prononçant à son oreille,
Les mots qu’il exige de toi.
Et attend son accord,
Quand il joue tyran,
De sa délicieuse emprise,
Avant de t'autoriser
A t'enflammer à en perdre les sens,
Et l’inonder de ton plaisir fontaine.

« Est-ce que je peux jouir ? »

samedi 14 février 2015

Tendres soupirs


Ah!
Interrogatif,
Étonnement d’une caresse,
L’espoir d’une audace
Un simple filet d’air,
Entre tes lèvres mi jointes,
Comme une respiration,
Un instant suspendue,
Encore une fois libérée.
En une brise légère.
Ôoh !...
S’arrondir,
Se creuser,
Prendre corps,
Comme un chant,
Une mélopée enchaînée,
Une voyelle encore renouvelée,
Dans une foulée qui s’allonge,
Le vent léger se fait souffle.
Espoir d'un envol.
Humm..,
Dégustation,
Tendre inclinaison,
Comme  une approbation,
A cette emprise en eau profonde,
Audacieuse intrusion,
Au creuset de l’intime,
Possession librement  consentie,
Qui s’inonde en abandon.
Et décoiffe les conventions.
Ouiii,
Adore!
Le divin accord,
Quand roule dans ton ventre,
Le frêle esquif sur la houle océane,
Diable qui drague de sa corne,
Aux fonds délicats et savoureux,
Alors dans les brumes marines raisonne,
Comme un râle abyssal s'entonne,
Le chant des sirènes du plaisir.
RÔooh!
Grondement dans les hunes,
Roulement au fond de ton ventre,
Comme résonne le clairon victorieux,
D’un corps céleste exalté,
Tendu au zénith par le plaisir,
Qui gicle sa semence,
En une myriade d’étoile,
Arrhh. !..
Oui, Encore!
Chante en corps,
Entonne à nouveau ton credo,
Quand plantée sur son dard,
Dans cette union obscène,
Ton âme ne t’appartiens plus,
Et vibre ces ultimes instants,
Dans ce dernier soupir,
Trémolo d'une tendre agonie.…
 ..Jouit !

lundi 2 février 2015

A prendre


Photo prise chez "Noah BN"

Après l'avoir longuement observée,
Dans cet irrésistible appel,
La saisir entre tes doigts,
Suivre ses contours,
Mesurer ses lignes,
Sentir le grain de la peau,
Laisse sa chaleur t’irradier
Pour en deviner les desseins,
Imagine-la!
Comme une alliée,
Vers toi à jamais ouverte,
A saisir comme une bouée,
Pour te ramener de rivages inhospitaliers,
A prendre contre soi,
Pour apporter sa chaleur,
A un cœur émoussé par de durs combats.
Doux et tendre réconfort,
Qui si souvent fait défaut,
Dans les épreuves de la vie.
Un creuset pour recueillir tes larmes,
Ou étancher ta soif d’humanité.
Au delà de la douceur satin,
Il y a ce feu qui allume les sens,
Audacieuse partenaire au goût d’indécence,
Qui glisse sur ta peau à frissons,
Caresse tantrique sur ta douce toison,
Décidée à révéler des secrets d’alcôves,
Cueillant sur ta fleur en pâmoison,
Ces senteurs nacrées et enivrantes,
Joueuse et fougueuse à la fois,
Elle inonde ton corps de ce désir de stupre,
Comme on vend son âme,
Pour goûter le paradis.

Au feu de la passion,
Forgeras-tu un instrument de pouvoir,
Pour qui chaque signe vaut parole,
Et dicte la consigne ?
Sceptre de l’autorité magistrale,
Étau d’airain sur ta nuque fragile,
Prompt à exécuter la sentence totalitaire,
Et courber les résistances de l'esprit,
Claque sur ta peau,
Comme le feu du fouet,
Enflamme tes chairs,
Ou plonge dans ton intimité,
Ces doigts missionnaires,
Implacables sourciers,
A la recherche d’un plaisir qui s’impose,
Et inonde tes entrailles suppliciées,
De vagues délicieuses et obscènes. 
Une main à apprendre,
Une main d’ami à recevoir,
Une main d’amant à déguster,
Une main de maître à respecter,
Une main à prendre,
Une main à guider vers toi,
Car à ne pas savoir faire ce choix,
Peut-être t’imposera-t-elle …
…le sien !