lundi 25 septembre 2023

Sans paroles

Non ne dis rien,
Ne proteste pas,
N’essaie pas de parler,
Avec ce bâillon sur ta bouche,
Quand je t’effeuille avec délice,
Comme on prend les pétales d’une marguerite,
Laisse-moi te révéler,
Savoure la caresse de mes mains,
Sur ta peau frémissante.
Non ne dis rien,
Ne te refuse pas,
Enlacée dans ma toile de chanvre,
Ouvert à l’écart sur ce cadre de bois,
Ton corps s'offre à toutes les audaces,
Mes doigts suivent tes courbes femelles,
Osant sans retenue jusqu’à l’indécence,
Pour faire éclore ton pistil humide.

Non ne dis rien,
Ne résiste pas,
Roseau vibrant au vent du désir,
Que tu ne sais refreiner,
Sous la caresse serpentine et enivrante,
Abeille lubrique qui te butine,
Et lape le sirop de ta fleur acidulée,
Assoiffée de ton plaisir.

Non ne dis rien,
Ne pense plus,
Je viens étourdir tes sens,
Quand ton sexe outragé,
Vibre sans retenue,
Au tempo de ma saillie,
Ton corps se cambre sous la vague
Submersion qui te laisse haletante.

Non ne dis rien,
Je veux seulement à mon oreille,
Le souffle de tes émois,
Tes soupirs inspirés de ces plaisirs imposés,
Le son de ce râle qui t’emporte vers ta petite mort,
Bourreau implacable de ton corps
Non ne dis rien,
Pas de mots, ….
…Jouis, c'est tout !

lundi 11 septembre 2023

Toile de maitre

Au milieu de cet atelier improvisé,
En tenue d’Eve comme il l’a demandé,
Pieds et poings enlacés par les cordes,
Il ouvre ton corps sur le cadre du lit,
Pour y tendre ta peau,
Vélin de sa toile,
Que l’artiste caresse,
Pour en éprouver la trame.
Sentir le poids de son regard,
Evaluant les perspectives,
Les courbes et les volumes
Cherchant le point d’équilibre
De sa création en gestation
Sur ta nuque offerte,
Sa main qui se pose, 
Son souffle qui te réchauffe.

En douceur sur ta peau,
Caresse de la brosse qui suit son chemin,
Laissant derrière elle l’empreinte glacée,
De la peinture qu’elle étale.
Sursaut contenus par les cordes,
Quand à leur passage,
Les poils de la brosse,
Révèlent un de tes points sensibles.

Au rythme de son inspiration,
Projections de peinture,
Qui cinglent sur ta peau,
Comme la lanière du fouet,
Et irradient sa fraicheur,
Coulant en suivant tes courbes.
Le maitre reprend ses outils,
Et même ses doigts,
Pour leur donner une cohérence,
Où les pousser vers l’indécence,
Sur ton corps étourdi.

Fier d’achever son travail,
A la pointe de son pinceau érectile,
Il paraphe d’un trait d’encre,
Chaude du plaisir révélé,
A faire de ton corps,
Sa plus belle création d'artiste...
…Jouissance !

mercredi 6 septembre 2023

Ode vergeoise

Tu en as vu de toutes les couleurs,
Queue, tu l’as prise par tous les chemins,
En profondeur : cons, culs, bouches, 
Gardant toujours le cap.
Dressée.

Ramassée quand il fait froid,
Vit, tu te reprends toujours,
Quand ses mains accueillantes,
Veulent te réchauffer.
Disponible.
Celle qui te connait,
Flute, veut te jouer sa musique,
Et te révèle avec tendresse,
Pour t’embrasser avec ferveur.
Dévoilée.

Comme une belle mécanique,
Bâton, elle te prend en main,
Te décalotte le gland,
Et te branle en longueur,
Eveillée. 

Cette gourmande a faim de toi,
Banane à te prendre en bouche,
Pour te lécher, te pomper, t’avaler
Parfois même, elle te mordille.
Palpitante.
Travailleuse infatigable,
Devant chacun de ces trous,
Braquemard dressé avec fierté,
Pour honorer ton hôtesse,
Droite.

Mineur de fond,
Pinant sans vergogne,
Il t’a phallus trouver toutes les veines,
Dans ce ventre offert,
Endurante.

Fontainier à tes heures,
Chibre, tu as su révéler à la baguette,
Cette source dégoulinante de plaisir,
Inondant les draps immaculés,
Chercheuse.
Suant après tant d’efforts,
Poireau, tu as su laisser ton empreinte,
Giclant ton jus avec panache,
Sur l’origine du monde.
Juteuse.

Tout gluant de ces plaisirs mêlés,
Roseau ployé au gout de stupre
C’est reconnaissante des plaisirs révélés,
Qu’elle vient te remercier,
D’une bouche affectueuse.

Alors, Encore ?

lundi 21 août 2023

Les chaines

Mailles après mailles,
Frisson au contact du métal froid, 
Qui se pose sur ta peau sensible,
Au gré de ses désirs.
Elle t'enflamme.
Chemin qui suit le relief de ton corps
A souligner tes courbes,
Pour en suivre toutes les sensibilités,
Jusqu’à l’intime.
Elle te révèle,

Serpentine à se glisser en toi
Propre à révéler ton indécence.
Quand elle se s’immisce,
Et ouvre ton fruit défendu.
Elle te possède.

Quand elle se referme,
Poignets et chevilles entravés,
Tu n’es plus que sa prisonnière,
Prisonnière de tes désirs soumis.
Elle t’asservit.

Comme un vêtement qui t’entoure,
Tu la sens dans chacun de tes mouvements.
Ton corps paré de ces délicieux secrets,
Qui ne demande qu’à être révélés.
Elle t’habille.
Du cliquetis de celles qui t’entravent,
Au tintement délicieux qui t’accompagnent,
Dans les danses syncopées de ton corps femelle,
Au rythme donné par le chef d’orchestre.
Elle te fait musique.

Une chaine pour chaque moment,
Un esprit pour la désirer,
Une main pour les poser sur ta peau,
Et te mener vers l'indécence de plaisirs…
…Enchainés!

vendredi 18 août 2023

Le déshabillé

Nue sous ce déshabillé de satin,
Tu l’accueilles comme on reçoit un amant,
Avec ce léger sentiment d’indécence,
Qui caresse ta peau,
Et tend la pointe de tes seins,
Excitée.

Tu aimes son sourire,
La stature de son corps,
Quand tu lui retires sa veste,
Le parfum de sa peau,
Quand il s’approche de toi.
Sa voix sourde à murmurer ces mots,
Qui enflamme tes sens,
Attirée.


Ses mains qui glissent sur le tissu,
Douces caresses qui descendent sur tes hanches,
Ses doigts habiles qui délacent,
Le cordon ceint autour de ta taille.
Dévoilant à son regard,
Les courbes de ton corps femelle.
Révélée.

Novice dans sa tenue d’intronisation,
Sa main monte vers ta poitrine,
Qui affleure à son regard,
Cette paume qui saisit ton lobe frémissant,
Sa bouche qui vient mordiller ton téton,
Electrisée.

Ouvrant un peu plus le vêtement, 
Ses ongles glissent doucement,
De ta gorge jusqu’au bas de ton ventre,
Quand l’autre main saisit ta crinière,
Et te force à cambrer les reins,
Offerte.

Tes poignets qu’il rassemble dans ton dos,
Le cordon qui se liane autour,
Et qu’il noue d’un geste précis,
Tu ne sais plus opposer de résistance,
A ses audaces délicieuses.
Possédée.

Moite de tant d’indécence,
Ses doigts plongent dans ton intimité,
Et conquérants fouillent ton antre,
Pour t’entendre gémir ton plaisir.
Ils reviennent vers ta bouche,
Pour te faire gouter le sirop de ton désir.
Outragée.

Que glisse ce vêtement, 
Ce soir…

… Tu appartiens !


samedi 22 juillet 2023

Cinéma show

En cette soirée d’été,
Au fond de la salle obscure,
Sur cette banquette élargie,
Tu se forces à regarder l’écran,
Mais ton esprit suit le parcours de cette main,
Qui remontent lentement l’intérieur de ta cuisse,
Coquine.


Tu ne sais résister à la caresse,
Qui ouvre le compas de tes jambes.
Les doigts glissent sous ton string,
Et font rouler ta perle,
Dissimulée au creux de tes lèvres juteuses.
Une onde délicieuse t’envahi.
Ta bouche s’ouvre à la recherche d’un supplément d’air
Irradiée.

A peine dissimulée par la pénombre de la salle,
Tu laisses les doigts tirer le cordon de ton string,
La caresse de l’air se fait friponne. 
Les doigts inquisiteurs reprennent leur ouvrage.
Ta moule dégouline de désir.
Sous la caresse, ton corps s’enfonce dans le fauteuil
Indécente.

Au milieu des spectateurs,
Le regard captés par l’écran,
Tu mords tes lèvres pour retenir tes soupirs,
Le calme bucolique de la rivière qui coule,
Peine à dissimuler le doux clapot de ces doigts,
Qui ont levés toutes les barrières de l’indécence,
Et liment ton con avec énergie.
Baisée.

Sous le caléidoscope des images,
Ta jupe relevée jusqu’à la ceinture,
Quand ton cul glisse sur le bord du fauteuil,
Ouvre l’accès à ta rose
Qu’un doigt obscène enduit de cyprine,
S’empresse de déflorer.
Tu gémis de plaisir,
Possédée.

Dans le feu de l’action,
Rythmé par l’intensité de la bande son,
Tu sais à peine retenir tes cris.
Empalée sur cette main,
Qui te baise par tous les trous,
Seule cette bouche qui vient te dévorer,
Parvient à atténuer tes râles,
Quand la vague t’emporte,
Et te fait gicler.
Fontaine.

Les lumières reviennent dans la salle,
Pour un entracte salvateur.
Tu as juste le temps de te redresser,
Et de récupérer ton string tombé à terre.
Pour la seconde partie, une certitude,
Bonbons, chocolats, esquimaux,
Ce que tu vas sucer, …

….C’est ma queue !


mercredi 8 février 2023

Plaisir obscur

Mains liées,
Sans pouvoir t’opposer,
Sans forme dans ses mains,
Cagoule qu'il enfile sur ta tête,
Obscurité qui se fait autour de toi,
Cordon qu'il se serre sur ta nuque,
Et plaque le cuir sur ta peau,
Enfermement.

Dans cette obscurité ainsi faite,
Perte de repère,
Univers clos où ne subsiste,
Que le bruit de ta respiration,
Qui s’accélère face à l’inconnu.
Inversion des sens avec ton corps interdit,
Nue et offerte à ses sévices.
Soumission.

Sur tes lèvres,
A travers la seule ouverture,
Un baiser passionné,
Une langue vipérine,
Et la boule d’un bâillon,
Qui s’impose à ta bouche,
Et se referme sur ta nuque.
Contrainte.
Des sons atténués qui te parviennent,
Tu essaies d’imaginer,
Le choix des armes,
La position de ton bourreau,
Esprit qui s’enflamme,
Corps qui frémis au moindre contact,
Supplice.

Cheminement sur ta peau.
De la douceur d’une caresse,
A la morsure d'un fouet invisible, 
Ton corps comme terrain de jeu,
La chaleur te gagne, 
Sueur qui coule sur la peau,
Autant que le plaisir gagne,
Etouffement.

Dans le noir qui emprisonne,
Suppliciée sous ta camisole,
Doigtée, branlée sans répits,
Le souffle est court,
Perte de contrôle,
Corps qui se tend et s'enflamme,
Jouissance liquide,
Vague assassine.
Abandon!