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mardi 11 juin 2019

Fenêtre sur cour


Derrière les façades urbaines
Être l’observateur silencieux,
Mais au combien attentif,
De ces moments du quotidien,
Exposés au grand jour,
Ou de ces joutes,
Qui se laissent deviner,
Et qui enflamment les sens.
Le déplacement d'une silhouette,
Dans l'embrasure d'une fenêtre,
Pour éveiller l'attention,
Inutile de tout voir,
Car l’esprit est fertile,
Pour donner un scénario,
Au film de nos pensées.

Juste quelques gestes,
La rencontre de deux corps,
Un port audacieux,
Un vêtement jeté nonchalamment,
Et les murs s’effacent,
Pour que sur l’écran de l’imaginaire,
Se projette le film hypnotique,
de ces enlacements érotiques.
Photo psganarel
Si la proximité le permet,
Le mouvement des lèvres,
Permet de lancer la bande son,
De ces soupirs concupiscents,
Ou de quelques mots crus,
Qui ont ce pouvoir étonnant,
D’enflammer les sens.

Parfois, Devant une porte fenêtre,
Les mouvements en transparence,
Révélent les moments les plus intenses
De ces joutes animales,
Où les corps se plaquent
Et avec les plus belles ardeurs
Et se prennent à cru.
Photo psganarel
Plaisirs caudalistes,
A chercher derrière ces façades,
L’intimité des autres,
Offerte à leur insu,
Ou en parfaite conscience,
Dans une exhibition libertine,
Proposée à qui veut l’apprécier.

Derrières les fenêtres de vos vies,
Ayez l’audace de vous mettre en lumière,
Osez être les acteurs épanouis,
Du film de vos passions.
Peut-être y trouverez-vous,
Un public …

vendredi 24 juillet 2015

Souffrance assumée



Assise devant moi,
Dans ce train du matin,
Le visage est sévère,
Et pourtant empreint d'une évidente sérénité.
Sur ton corps de femme,
Les marques de ton abandon,
Chienne au piquet, 
Esclave de ton vice,
Victime de cette addiction à la douleur,
Que ton esprit appelle.

A voir les zébrures sur tes longues cuisses,
Que ta robe d'été peine à dissimuler,
J'entend les cris sauvages,
Quand ta chair blanche se strie,
Déchirée par la morsure du cuir.
Les claquements sont pourtant ponctués,
De tes encouragements provocateurs,
A poursuivre la besogne implacable,
Qui te laissera rompue,
Entravée sur le pilori.
Imprimée sur tes seins galbés,
L’empreinte de ses doigts,
Laisse imaginer un passage à la question,
Tête à tête avec ton bourreau,
Pinçant et tirant des tétons durs comme la pierre,
Ou écrasant à pleine main tes tendres lobes,
Recherchant dans ton regard,
L'abjuration de ton humanité,
Dans cette esclave femelle,
Que tu veux voir en toi.
Sur ton cou étranglé,
Tu portes comme un trophée,
Les traces de cette bouche vorace,
Vampire à sucer ce sang,
Qu'on imagine couler sur ta peau,
Comme on saigne une volaille blanche.
Entravée dans ces cordes,
Tu n'es plus qu'un pantin à foutre,
Pilonnée sans vergogne,
Jusqu'à l'explosion de la jouissance animale
Ponctuée d'un brame mâle

Chienne de plaisir,
Tu exhibes avec fierté
Les stigmates de ton abandon,
Adrénaline de cette vie,
Où la douleur est la seule réponse,
A ton âme déchirée,
Qu'a si bien su réveiller en toi,
Les écrits de ce cher marquis.

Alors, 
Puisqu'il le faut,
Puisque tu en as décidé ainsi ...

 …Souffre!

lundi 29 juin 2015

Regard


Avec ce duo anonyme,
Dans ce lieu improbable,
Perdu dans le brouhaha ,
Et les mouvements incessants de la foule,
Se joue une tragédie silencieuse,
Un moment d’intense émotion,
Comme on en vit rarement,
Et que seule la passion sait jouer.

Jeunes et élancées,
Si semblables,
Et pourtant si différentes.
L’une arbore ce style légèrement bourgeois,
Qu'on croise dans les beaux quartiers
L’autre androgyne,
Treillis cintré et rangers,
Pourrait partir à la guerre.
Mais dans ce face à face silencieux,
Qui ne sait se rompre,
Dans ce duel d’émotions contenues,
Où seuls les doigts se parlent,
Elles semblent d’égale à égale.
Photo Fred Stein
De ce tête à tête,
Ce mano à mano,
On ne sait la conclusion,
On imagine la douleur de la séparation,
Des bras qui se tendent,
Autant que se prend la distance.
Une déchirure qui rompt le charme,
D'un unisson qui s'est désaccordé, 
Une retraite tête basse,
Empreinte d'une lente résignation,
Et de cette douleur,
Qui ne sait retenir ses larmes,
Désormais solitaires.

Mais je préfère y voir l'espoir
D'un simple et délicieux "Au revoir",
Conclu dans le feu d'un dernier baiser passionné,
A l’image de ce corps à corps charnel,
Qui les a laissé épuisées mais comblées,
Encore enlacées sur la couche dévastée.
Plaisirs saphiques,
Qui vibrent toujours en elles,
Comme une longue houle d’océan,
Où pour un temps,
Elles doivent se perdre.

Oui, Mesdames,
Dans le final de ce "dernier" acte,
…. Belles !

jeudi 23 février 2012

Sérénité



Instant furtif d’une vie trépidante,
Silhouette élancée,
Botte fine et élégante,
Tailleur sobre clair,
Chapeau discret,
Visage fin,
Jambe longue,
Élancée
Et puis….

….Un regard !
Pur comme de l’eau,
Rassurant de sérénité,
Simplement beau,
Plein d’allégresse
Frais comme la brise d’un matin clair.
Alors, l’imagination s’envole !...


Photo Nikola borisov


Ce matin, elle part plein d’allant
Car elle sait le retrouver,
Elle se présente à sa porte,
Certaine de son pouvoir.
Il ouvrira.
Un sourire,
« Bonjour »,
Il s’efface devant elle
Elle passe doucement devant lui,
Sans quitter son regard,
Sourire, énigmatique aux lèvres,
Glisse une main sur son torse,
Et laisse dans son sillage un parfum envoutant.

Déposant son sac à main sur le guéridon,
Regard en arrière
S’assurant qu’il la suit,
Elle continue sa progression,
Dégrafée avec dextérité,
Sa veste qui dévale de ses épaules,
Est rattrapée in extremis
Par un chevalier servant.

Poursuivant sa route,
Le zip du tailleur ne résiste pas plus longtemps,
Une pose pour s’assurer d’un regard ému,
Et la jupe tombe à ses pieds.
Elle repart d’un pas léger,
Offrant la vision de ses jambes élancées,
Juste ornées de bas et de quelques dentelles

Arrivée au milieu du salon,
Elle se retourne face à lui,
Effaçant les derniers boutons d’un chemisier,
Dont les pans enfin relâchés,
S’écartent pour mettre en évidence,
Sa poitrine altière,
Généreusement mis en valeur 
Par un balcon délicat.
Un pied posé sur le fauteuil devant elle,
Une main sur la hanche,
Sourire complice accroché aux lèvres
Droit dans les yeux,
Elle le fixe,
Attendant le moment,
Où enfin, il viendra la dévorer…
Photo prise chez Bella102

...« Viens ! »

mardi 16 novembre 2010

Désir avoué

Assise face à lui,
Elle lui parle avec ferveur,
Jupe courte, collant maillé,
Jambes qui se décroissent,
Regard de braise,
Elle le veut.


Genoux qui se côtoient,
Doigts qui se croisent,
Main qui remonte une cuisse,
Buste qui se tend,
Visages qui se cherchent,
Elle l’a dans la peau.

Jambes qui emprisonnent,
Bouches qui se trouvent,
Mains qui caressent,
Regards qui se voilent,
Langues qui gouttent,
Elle est en feu.

Qu’importe la foule,
Ignorés ces regards,
Sur son désir qui s’affiche.
Dans quelques minutes, elle le sait,
les dernières barrières disparaitront.
Elle le veut mâle,
Elle sera sa femelle.

De son corps, elle se jouera,
Sa nudité elle lui offrira,
Liane autour de son corps,
Chienne offerte à sa convenance,
Il la possédera,
Ils ne feront plus qu’un…

…Enfin !

lundi 4 octobre 2010

Premiers pas!

Différente, j’avance dans le noir pour lui imaginer un avenir.
Alors j'avoue, ces mots m’ont fait chaud au cœur.

« …Elle s’approche de son camarade avec un grand sourire et lui prend la main. Ils se promènent dans le jardin. Il lui arrive de s’allonger sur le canapé et de poser la tête sur ses genoux… »

Allez comprendre !...

mercredi 8 septembre 2010

Senteurs d'été

Dans la campagne surchauffée,
L’averse est passée,
Humidifiant le sol pour un moment.


La terre exhale alors toutes ses senteurs,
Un parfum de noix, de foin et de lavande mêlés,
Parfum puissant, enivrant, étourdissant.
Comme ma main après ton départ,
Gardait en son creux,
Comme une preuve encore vivante,
De ce délicieux moment.
Ce parfum de nous,
Recueillis au creux de ton intimité.

Sur ce sentier de Provence,
La terre sentait bon….
...L’amour!

samedi 31 juillet 2010

Gourmandise à la plage




Me promener sur le sable
Profiter du soleil d’été
De la bonne humeur
Et du spectacle...

Toi, naïade sortant de l’eau
Ton laisser-aller sous la douche d’après bain
Recevant l’eau fraiche sur le visage,
Ces mains parcourant ton corps
Écartant, un instant, le maillot qui te couvre
Reflets du soleil sur ta peau
Quand sirène alangui sur le sable
Tu profites de la chaleur du sable,
Dévoilant ton corps sans entraves

Aller de l’une à l’autre,
De la blonde à la brune,
Proposer quelques douceurs,
Un regard, un contact,..
Un numéro de téléphone.
Passer une main sur tes cheveux,
Gouter les saveurs sucrées salées sur ta peau,
Peut être coquin y déposer un baiser,
Je serai là pour ton plaisir ,
A portée de main.


Laisse-moi guider ton choix,
Illumine d’un sourire complice ton visage,
Fait moi fondre d’un regard de braise,
Ouvre-toi à mes propositions.
Libère tes appétits,
Tout est pour toi !
Une peau ambrée pour le plaisir des yeux,
Des formes sculpturales à caresser,
A mettre en bouche.

Craque pour moi, sans chichi.
Abandonne-toi,
Heureuse de ta faiblesse.
Moi, maitre de ton plaisir.
Jouis de mes saveurs sans rougir
Pour toi, pour elles, c’est cadeau,
Prend, je me donne !
Goute, dévore…



…Beignets, Pralines, Chichis!

dimanche 4 juillet 2010

VIP Lounge

Voyageur privilégié ,
Cadre dynamique,
PDG ou petits chefs affublés de leurs assistantes,
Gold ou platinum,
Argent roi,
Signes extérieurs de richesse,
Elite au dessus de la plèbe,
Condescendance ou mépris,
Domination, pouvoir ou vénération.

Relâchement de fin de journée ,
Atmosphère de ce club très masculin,
Les cigares ont disparu, mais l’alcool coule encore à flot,
Fauteuils en cuir,
Femme objet ,
Sourires complices,
Familiarité,
Impudeur,
Boutons qui s’évanouissent,
Jupes qui glissent,
Mains qui se faufilent,
Droit de cuissage ou promotion canapé,

Est-ce contagieux ?
Que fais-je dans cet univers ?
Finalement la même chose…
Les mépriser,
Jouir de ma situation,
Imaginer une autre forme domination.
De celle qui te rend vraiment …


…Addict de nous !

mercredi 23 juin 2010

London breath




De l’autre coté de la Manche
Étranger en terre inconnue
Un petit moment d’évasion
Pour respirer
Pour couper les chaines
Pour se retrouver
Anonymes spectateurs
D’une ville qui s’expose comme un musée vivant,

De clichés, de lieux communs,
D’une exubérance et de clinquant,
D’une foule bigarrée vestige d’un empire démembré.
Pourtant, m’imaginer un moment avec une autre
Son sourire, son étonnement, sa proximité,
Ces moments complices,
Ces envies partagées,
Ces gestes impudiques qui nous dévorent.
Impudiques, nous n’aurions pas été les seuls !

Alors dans ce parc arboré,
Où un big band fait résonner Glenn Miler,
Où Coco bel-œil fait la claque,

Où les amoureux étendus dans l’herbe s’enlaçaient,
Comme dans un remake de « Coup de foudre à Nothin hill »
Merci à Rosemary et Duane,
Pour ce moment de bien être à deux,
De pure quiétude retrouvée,...

Si rare !

samedi 5 juin 2010

Instantanné


Ce matin de mai,
Le fond de l’air est juste un peu frais.
Ambiance presqu’estivale,
Langueur de fin de semaine,
Ciel clair, le soleil se prépare à darder ses rayons sur la ville.
Habillé léger pour ne pas fondre,
Les jambes se dévoilent.
Les décolletés s’ouvrent.
Tout est incitations au regard,
Douces tentations !
Et puis, sur le quai de la gare, un jeune couple.
Deux mains douces et délicates s’emparent d’un visage
Un coup qui se tend doucement
Une bouche légèrement ouverte vient cueillir un baiser
Deux visages se penchent légèrement pour mieux se mêler
Un corps vient se lover,
Deux êtres soudés « Collet serré »
Incapables de se séparer au moment du départ
Écartelés par deux forces qui voudrait les arracher l’un à l’autre
Les corps, les bouches, les bras qui se tendent
Pour finir les mains se perdent.
Le garçon se détourne et s’éloigne, volontaire.
Alors sur le visage de cette jeune fille,
Le regard se voile, le sourire s’évanoui
Les bras se nouent sur la poitrine
Souffle suspendu,
Déjà en manque,
Quémandant un dernier regard…
« …Reviens vite !.. »

samedi 29 mai 2010

La biche

...Première journée chaude de l'année,
Seul au fond des bois pour y trouver la fraicheur.
Au travers des jeunes feuillages, un ciel bleu azur
Les rayons su soleil qui illuminent le sous bois
Les branches craquent sous mes pieds.
Au détour d’un bosquet,
Une biche me dévisage, interloquée par mon passage,
Elle qui se reposait sur un lit de tendres fougères.
Décide de chercher un endroit plus tranquille
Et s’enfonce avec grâce plus avant dans la forêt...

Comme j’aurais aimé partager avec toi ce moment de grâce.
Ta main serrée dans la mienne.
Ton regard seraient venue me dire ton plaisir
Tes lèvres me rappeler tes envies.
Ton corps collé au mien raviver les miennes.
Tu aurais décidé de t’approprier cette couche
Et t’y étendre pour profiter de la fraicheur du lieu !
Nul doute que je me serais fait loup,
et t’y aurais rejoins pour te dévorer.
Aucun spectateur à nos ébats ?...
…Pas sûr !