samedi 29 mai 2010

La biche

...Première journée chaude de l'année,
Seul au fond des bois pour y trouver la fraicheur.
Au travers des jeunes feuillages, un ciel bleu azur
Les rayons su soleil qui illuminent le sous bois
Les branches craquent sous mes pieds.
Au détour d’un bosquet,
Une biche me dévisage, interloquée par mon passage,
Elle qui se reposait sur un lit de tendres fougères.
Décide de chercher un endroit plus tranquille
Et s’enfonce avec grâce plus avant dans la forêt...

Comme j’aurais aimé partager avec toi ce moment de grâce.
Ta main serrée dans la mienne.
Ton regard seraient venue me dire ton plaisir
Tes lèvres me rappeler tes envies.
Ton corps collé au mien raviver les miennes.
Tu aurais décidé de t’approprier cette couche
Et t’y étendre pour profiter de la fraicheur du lieu !
Nul doute que je me serais fait loup,
et t’y aurais rejoins pour te dévorer.
Aucun spectateur à nos ébats ?...
…Pas sûr !

vendredi 21 mai 2010

A bicyclette...

Partir sur les chemins,
Et découvrir des paysages inconnus,
Abandonner les routes pour les chemins vicinaux,
Faisant fi des rythmes effrénés,
Soleil qui chauffe les champs de blé.


Cycliste du dimanche,
Devant moi, tu tricotes,
Ballet de tes jambes en tenu légère,
Tes fesses bien callée sur ta selle,
Chevelure qui flotte doucement dans le vent,
Chemisier gonflé comme une manche à air,
En contrejour, tes formes en ombre chinoise.

Sourire sur tes lèvres de ce moment à deux,
Tu es belle avec ce regard provocateur,
« ..J’en fais tous les jours ! »
Partir de plus belle pour en faire la démonstration.
D’une main sur tes fesses, soulager ton effort,
Si arrivée au sommet, tu mets pied à terre,
Savourer un baiser gourmant sur tes lèvres offertes


Abandonnés nos vélos,Allongés au milieu de ce champ
Dans les herbes folles, comme un papillon
Ta main vole de bouton en bouton
Ma peau exposée aux rayons de cette journée estivale
Avant que ta bouche ne vienne la dévorer

C’est une autre monture que tu décides d’enfourcher
Jupe remontée, tu viens t’empaler sur mon pieu.
Tes seins s’agitent au bout de mes doigts
Chevauchée langoureuse et profonde
Comme le vent balayant les hautes herbes
Montée de sève irrésistible
Cambrée comme une branche de saule
Envolée à tire d’aile dans un dernier cri…
A ton tour…


.Papillon !

vendredi 14 mai 2010

Sirop amer

Quand une fois de plus tombée à terre,
Je te recueille dans mes bras,
Disjonctée, tu n’es plus qu’un pantin
Animée seulement de ces spasmes violents,
Qui te laissent sans forces,
Plus de souffle,
Ton beau regard bleu vide.
« Reviens !... »
Photo Koitsukihime
Terrible constat d’impuissance.
Sentiment mitigé d’angoisse et de colère.
Idée coupable à t’imaginer enfin libérée de ce fardeau pour la vie.
Et puis comme tu reprends conscience après cette trop longue absence.
Criant ta douleur et ta peur.
Plus qu’une envie
Te serrer dans mes bras,
Te dire tout mon amour
Et puis amer, courber un peu plus l’échine...

…Serviteur de ta vie !

mardi 11 mai 2010

En voiture!

Tous les matins,
Courir après le temps,
Après ce train où une foule docile s’entasse
Un train pour se déplacer, pour asservir.
Contraintes de la vie ordinaire
Où est le bouton stop !?

Retardé, Déplacé, Supprimé,
Signal d’alarme, panne.
Un petit voyant qui met la pagaille,
Un mot de trop!...
Tensions probablement inutiles.

Coup de sifflet,
Enfin le signal pour repartir,
Remettre le train en circulation,
Peut être pas a la même heure, pas sur la même voie
Protester, mais admettre, comprendre.
Au bout du compte,
Se rappeler pourquoi on est monté dans le train.

Et puis regarder le paysage défiler
Croiser des regards, des vies,
Se donner du temps à soi.
Découvrir, Rencontrer, Accompagner
Espérer un peu de cette liberté donnée aux autres
Un train pour aimer.


Reste dans ce train, il roule aussi...


…pour toi !

samedi 8 mai 2010

Jupe

Jupe légère qui dance devant mes yeux
A chacun de tes pas
Fine peau de tissu sur tes fesses
Photo prise sur Chimère Erotique
Juste une envie de caresser
Peux être d’en remonter le bord
Pour découvrir de ma main l’intérieur de tes cuisses,
Pour vérifier la fermeté de ta fesse,
Et constater qu’elle ne couvre que ta nudité
Évalue la moiteur de ta croupe
Saliver aux idées indécentes qui me gagnent
T’indiquer d’un regard
Un coin à l’écart
Retrouver dans tes yeux brillants
Cette envie
Et ce sourire d’approbation sur tes lèvres
Qui me soufflent à l’oreille...

Photo prise chez Black&White
« ..Emmène-moi ! »

lundi 3 mai 2010

Matin radieux

A pied au milieu de ce quartier HLM
Devant moi, sur ce trottoir une jeune femme.
Elle se retourne, le regard sur l’immeuble au loin...

photo Nikola Borisov
Tend le bras pour un « Au revoir »
Geste plusieurs fois répété,
Jeune, rayonnante
Le sourire aux lèvres
Elle part confiante
D’une nuit qu’on imagine sensuelle et endiablée
Heureuse d’avoir vu sa peau laiteuse
Parcourue par ses mains d’homme.
Heureuse de ces vagues qui lui a arraché,
De ces cris de jouissance qu’elle ne se connaissait pas
Elle part crinière de feu au vent,
D’un pas allègre
Face aux rayons d’un soleil naissant
Confiante d’un ce soir à vivre,
Encore dans ses bras…

Croque la vie !

mercredi 28 avril 2010

Petit déjeuné improvisé

En marchant sur le trottoir,
Les façades des immeubles défilent devant mes yeux
Le boulanger parfume la rue des senteurs de sa fournée
Quand je passe sous ta porte fenêtre, tu es là penchée à regarder la rue
En tenu de bain, tu laisses apercevoir la naissance de ta cuisse.
Je ne te connais pas mais ton regard et le miens ne se quittent plus.
« Viens et Apportes les croissants ! »


M’accueillir à la porte de ton appartement
Pied nue.
Vêtue d’un simple peignoir
Très vite débarrassé de mes viennoiseries
Senteur de café frais et de cire d’abeille
« Je sors de mon bain ! »
Derrière moi, tes mains sur mes épaules
Me débarrasser de ma veste
Des baisers dans mon coup,
Une main glissée sur mes fesses
Me retourner vers toi pour retrouver mes lèvres,
Ta main trouve mon sexe pour en réveiller les ardeurs.
Sourire mutin sur tes lèvres, Satisfaite !
« Mets-toi à l’aise !.. »
Photo anastasia kapuggin
Plaqué contre le mur, tu m’effeuilles avec délice
Bouton après bouton, ma chemise vole
Mocassins et chaussettes suivent rapidement
Ceinture de pantalon, braguette, slip,
Rien ne te résiste
Maintenant nu,
Sourire sur tes lèvres
« Viens ! »
Une main légère mais autoritaire sur ma queue
M’entraine derrière toi vers ton salon des plaisirs.
Dans ta marche, tu laisses filer de tes épaules ta parure légère
Et la traines nonchalamment derrière toi,
Dévoilant le chaloupé de tes hanches.
Avant de l’abandonner derrière toi.
A ton tour, te voila nue devant moi
« J’ai faim ! »
Assise sur le bord de ce fauteuil en cuir,
Passer ta joue contre ma queue.
M’attirer vers ta bouche
Lécher mon gland d’une langue avide
Comme tu te délecterais d’une glace italienne
Branler ma hampe d’une main ferme
M’avaler d’une bouche avide
Pour éprouver ma raideur
Relâcher ton étreinte.
«Tu veux du beurre, du miel ? »
Te retourner,
A cheval sur l’accoudoir
Ta cambrure expose une croupe luisante
En gouter la saveur d’une bouche avide
De ton bouton de nacre jusqu’à ton petit trou,
Ma langue avide explore l’intégralité de ton intimité.
Soupirs de plaisir,
Mais impérative requête !
Fesses écartés.
« Sers-toi sans limites ! »
Mes deux mains sur tes hanches,
Sans ménagement, t’enfiler d’un trait
Et chevaucher sans ménagement
T’arrachant suppliques et cris de jouissances
Foutre qui jaillit
Abandon de deux corps enlacés
En pleine lumière d’un soleil rasant...

« Thé ou café ?»